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Le STC lance un cri d’alarme pour assurer l’avenir du centre de vacances de Taglio-Isolaccio

Haute-Corse : Le STC lance un cri d’alarme pour assurer l’avenir du centre de vacances de Taglio-Isolaccio
Jean Brignole, secrétaire national du STC, Angèle Mattei, directrice du "Village de vacances des isles", Toussaint Samartini, autocariste; François Orlandi, président du Conseil départemental de Haute-Corse - France 3 Corse ViaStella - Pierre Nicolas, Tarik Khaldi, Ramsey Kinany

Quel avenir pour le centre de vacances de Taglio-Isolaccio (Haute-Corse) et ses 400 emplois directs et induits ? Le STC, les sous-traitants et Touristra, le gestionnaire du site, s'inquiètent de la fin, en octobre prochain, de la convention avec Pro BTP qui assure 60% des clients de l'établissement.

Par France 3 Corse ViaStella

Selon le STC, plus de 400 emplois directs ou induis sont menacés si le Village de vacances des Isles en Costa-Verde n’obtient pas le renouvellement même provisoire ou partiel de la convention qui le lie avec la fédération du BTP jusqu’à octobre et dont les agents représentent toujours une large partie de la clientèle.

« On interpelle la direction régionale de Touristra et nous n’avons pas de réponses sur les relations futures avec Pro BTP. Ils avaient pourtant garantis 80.000 nuitées sur les 121.000 nuitées qui ont été réalisées par le centre. Pro BTP fait la moitié du chiffre d’affaires de Taglio, on ne peut que s’inquiéter », Jean Brignole, secrétaire national du STC.

La direction, comme le STC, reconnaît qu’il faut diversifier la clientèle, mais cela prend du temps.

« Vous avez compris que le terme de ce partenariat était octobre 2017. Et le temps me semble relativement court pour pouvoir enclencher de multiples nouveaux partenariats, trouver de nouveaux clients », souligne Angèle Mattei, directrice du "Village de vacances des Isles".

Parmi les fournisseurs du centre, deux entreprises d’autocar travaillent par exemple l’acheminement des touristes et pour leur proposer des excursions.

S’ils n’avaient plus ce site, il y aurait des répercussions sociales affirme Toussaint Samartini, un autocariste : « on vend le matériel et on licencie le personnel ».

Face à l’urgence, le Conseil départemental de Haute-Corse qui avec le CTC et l’État a déboursé plusieurs millions d’euros pour relancer le centre, se mobilise.

« Mon rôle a été dans un premier temps de prendre des contacts, avec le Medef, avec la fédération du bâtiment, avec les établissements financiers comme la Caisse d’Épargne qui ont répondu favorablement à cette invitation et nous allons très prochainement organiser cette réunion », précise François Orlandi, président du Conseil départemental de Haute-Corse.

L’enjeu est de taille. Ce village de vacances lié au tourisme dit social représenterait à lui tout-seul, 8% des nuitées en Haute-Corse.

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