Santa di u Niolu - Un an ferme pour l'agression de 3 adjoints de police

Illustration - Le palais de justice de Bastia (Haute-Corse) / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA
Illustration - Le palais de justice de Bastia (Haute-Corse) / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA

Deux hommes comparaissaient lundi devant le tribunal correctionnel de Bastia (Haute-Corse), poursuivis pour l'agression de trois adjoints à la sécurité, le 9 septembre à la Santa di u Niolu.  

Par France 3 Corse ViaStella

Conformément aux réquisitions, un an de prison ferme avec maintien en détention a été prononcé à l'encontre d'Emmanuel Mercadal, en état de récidive légale. Arnaud Landré, sans antécédents judiciaires, a été relaxé faute d'éléments. Les deux hommes étaient poursuivis pour violences volontaires en réunion sur une personne dépositaire de l'autorité publique.

Les policiers étaient venus en nombre soutenir leurs collègues partie civile. Les familles et amis des deux hommes jugés pour l’agression de trois adjoints à la sécurité à Casamaccioli étaient là aussi. Emmanuel Mercadal, détenu depuis son interpellation et Arnaud Landré ont nié les faits. C’est selon eux, "leur physique classique de méditerranéen", qui a induit les victimes en erreur. 

Les adjoints à la sécurité, dont une femme, blessées ce soir-là, ont identifié leurs agresseurs sur photos lors d’un tapissage. A la barre, ils confirment à 100% avoir identifié Mercadal comme auteur du premier coup, Landré des coups suivants. Des coups portés par vengeance, estiment les adjoints, frappés parce que reconnu comme policiers. 

Le 9 septembre, trois adjoints de sécurité du commissariat de Bastia s'étaient rendus à titre privé à la Santa di u Niolu, lorsque vers 1h du matin plusieurs personnes les ont roués de coup. Les fonctionnaires se sont vus prescrire trois et huit jours d'interruption totale de travail (ITT).

Des gendarmes les ont extrait de la foule tandis que les agresseurs prenaient la fuite. Pour la gendarmerie, il s'agit d'une vengeance. L'un des agresseurs aurait reconnu l'un des adjoints qui avait participé à une opération de police en février 2016 suite aux incidents en marge du match Bastia-Reims.


A lire aussi

Sur le même sujet

Fouille à nu

Près de chez vous

Les + Lus

Les + Partagés

Nouveau !Abonnez-vous aux alertes de la rédaction et suivez l'actu de votre région en temps réel

Je m'abonne