• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Elections européennes : qui sont les Corses candidats ?

© Maxppp
© Maxppp

Les premières listes se dévoilent dans la campagne pour les élections européennes. Mais la Corse pourrait bien encore ne pas avoir de député européen. Quels sont les candidats insulaires dans un scrutin qui mobilisent peu les électeurs ?
 

Par P.S.

La Corse sera-t-elle une nouvelle fois absente des bancs du Parlement européen ?

A deux mois et demi du scrutin, des listes partielles apparaissent et difficile pour la Corse de se faire une place.

Seuls trois insulaires sont candidats à l'heure actuelle.
 
Le mieux placé, c'est François Alfonsi, ancien député européen,  mais seulement 9ème sur la liste écologiste.

Anne-Marie Luciani, ancienne conseillère municipale d'Ajaccio, figurera, elle, sur la liste de Benoit Hamon.

Michel Stefani, ancien conseiller territorial, est 55e sur la liste du PCF.

Enfin dernière candidate déclarée, la jeune Livia Graziani en 26ème position chez les Républicains.

Une place qui pour Jean-Martin Mondoloni, en dit long sur la considération portée à la Corse : "Sur la forme, tout se passe chez Les Républicains comme il y a 20 ans. C’est descendant et hégémonique. Descendant : c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de consultation et hégémonique dans la mesure où les autres sensibilités de droite n’ont pas eu à un début de commencement d’amorce de consultation. Je le dénonce, je le regrette."

Elections européennes : qui sont les Corses candidats ?
Intervenants -Jean-Martin Mondoloni, conseiller territorial, président du groupe" Per l'Avvene " // Max Simeoni, ancien député européen de juillet 1989 à juillet 1994 Equipe - Pierrick Nannini / Daniel Bansard

Depuis la création du Parlement Européen en 1952, seuls 6 Corses y ont siégés.

En cause : le mode de scrutin. De découpage régional il y a 5 ans, il redevient national.

Pour Max Simeoni député européen entre 1989 et 1994, la faible démographie de la Corse est le principal handicap : « Le déficit électoral Corse par rapport à l’enjeu est important. La Corse sert un peu d‘image de marque. Parce qu’on est arrivés à arracher à ce pouvoir central un statut spécial, amélioré récemment. »

Historiquement, l'élection européenne mobilise peu. En 2014, seuls 36 % des Corses s'étaient déplacés aux urnes.

Une participation qui ne devrait guère augmenter cette année.


 

Sur le même sujet

Ajaccio : reconstitution de la bataille d'Austerlitz au Casone

Les + Lus