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Enquête ouverte après la découverte de tags menaçants à Bastia

27/09/2018 - Une enquête a été ouverte après la découverte de tags menaçants à Bastia (Haute-Corse). / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA
27/09/2018 - Une enquête a été ouverte après la découverte de tags menaçants à Bastia (Haute-Corse). / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA

Une enquête a été ouverte jeudi après la découverte de tags menaçants sur les murs d'un lycée, d'un ancien hôpital de Bastia et sur le port de Toga.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

L'enquête préliminaire ouverte pour "inscription ou dessin ayant entraîné un dommage léger" et pour "menace de mort" concernant une inscription relevée sur un ancien hôpital a été confiée à la police, a indiqué la procureur de Bastia Caroline Tharot.

Sur un mur de l'ancien établissement on pouvait lire en lettres noires majuscules: "Communauté de déclin - Vous agressez les nôtres? On crèveras (sic) les vôtres ! Signé +Armata+ Nova" (Armée nouvelle). 

Un autre message a également été découvert sur un mur d'un établissement sur le port de Toga "Communauté de déclin - Vous avez déclenché la guerre on vous donne le reste !" avec l'inscription "AK 47", en référence au fusil d'assaut russe. 

Un dernier tag portant la même signature et écrit en corse a été découvert sur le mur d'un lycée de la ville: "Corses, armez-vous, la guerre commence". Ce deuxième tag débute aussi par l'inscription "So qui" - l'équivalent en corse de "présent" -, sans doute une référence à la polémique qui a récemment éclaté dans un lycée de la plaine orientale.
 
27/09/2018 - Une enquête a été ouverte après la découverte de tags menaçants à Bastia (Haute-Corse). / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA
27/09/2018 - Une enquête a été ouverte après la découverte de tags menaçants à Bastia (Haute-Corse). / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA

Dans cet établissement, un élève qui avait répondu "Sò qui" lors de l'appel en début de cours à son professeur de français et refusé malgré le demande de l'enseignant de répondre en français pendant plusieurs cours successifs, avait été conduit chez la directrice.
           
Le lendemain, alors que des banderoles "lingua viva" et "lingua corsa" défendant la langue corse avaient été fixées sur les grilles du lycée, un parent d'élève, était entré sans autorisation dans l'enceinte du lycée avant de proférer des "insultes et menaces" à l'encontre du chef d'établissement.

Le rectorat avait porté plainte contre ce parent d'élève, Joseph Colombani, membre du bureau national de Corsica Libera et président de la Chambre régionale d'agriculture, pour "insultes et menaces".
 
Enquête ouverte après la découverte de tags menaçants à Bastia
Intervenants - Franck Rastoul, procureur général près la Cour d'Appel de Bastia; Thierry Dominici, sociologue; Equipe - Kael Serreri, Florence Antomarchi, Christian Giugliano, Sylvie Wolinsky.

 

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