Festivals d'été: le Ballà Boum persiste et signe

Catastrophe, sur scène à Patrimonio lors de la dernière édition / © @ElisePinelli
Catastrophe, sur scène à Patrimonio lors de la dernière édition / © @ElisePinelli

Et de 4 pour le Ballà Boum. Le jeune festival, qui s'est fait une place dans la jungle des rencontres musicales de l'été, vient d'annoncer sa programmation. Cette année encore, c'est un plateau qui a de quoi ravir les amateurs de musiques électroniques. Et les autres. Tout ça à son propre tempo.

Par Sébastien Bonifay

La Corse s'est imposée, au fil du temps, comme une vraie terre d'accueil pour les groupes electro, au sens le plus large du terme.

Parmi les festivals insulaires qui répondront encore présents cette année, l'incontournable Calvi On The Rocks, et le Ballà Boum de Patrimonio.
 
© Ballà Boum
© Ballà Boum

Autant ne pas se voiler la face, c'est deux salles, deux ambiances:

Calvi On the Rocks s'appuie certes sur une programmation en béton, mais le festival a, depuis longtemps, mis l'accent sur les beautiful people, les yatchs, les maillots échancrés et les chroniqueurs de l'émission Quotidien sirotant des cocktails à 47 euros sur une plage bondée.

Le Ballà Boum, lui, mise sur la proximité, le côté Do It Yourself, la bonne volonté des amis sollicités en dernière minute et quelques fûts de bière.
François Dagregorio et Anaïs Monnet ont réuni autour d'eux un noyau dur d'une dizaine de personnes, auxquels viennent s'ajouter une cinquantaine de bénévoles supplémentaires pendant la semaine du festival. 
 
© RaphaëlPoletti
© RaphaëlPoletti


Une sorte de bal de village, où, différence de taille, ce ne sont plus Les démons de Minuit qui jaillissent des énormes enceintes, mais Balearic Beat, Funk synthetism, Soul breakbeatée ou Dark Disco..

Autant de noms qui peuvent faire hausser quelques sourcils, mais qui sont comme des signes de reconnaissance pour la tribu, de plus en plus large, des amateurs insulaires de musiques électroniques.

Mais pas question de faire de Ballà Boum un événement réservé aux spécialistes. C'est ce que nous confie François Dagregorio, à l'origine du projet:

On a toujours essayé de rester ouverts sur les autres. Il n'y a rien de pire que l'entre-soi. Notre idée, c'est de mettre en avant le côté bal de village, chaleureux, accueillant, où tout le monde a sa place. Et ça marche, je pense. On a tous les publics et toutes les générations. 
L'idée, c'est: Venez, l'endroit est cool, et en plus vous découvrirez des trucs que vous connaissez pas!


 
Le Ballà Boum, entre bal de village et rave party... / © @RaphaëlPoletti
Le Ballà Boum, entre bal de village et rave party... / © @RaphaëlPoletti

Et sur la scène, à portée de bière pression, un musicien allemand underground succède aux chants corses du groupe l'Alba, sans que cela ne pose de problème à personne. 

On construit notre programmation comme un DJ sa soirée. Il faut que les groupes répondent aux autres, qu'on varie les plaisirs, avec une certaine cohérence. Comme un DJ choisit de passer tel disque après tel disque aux platines. 

La recette a fait ses preuves, comme l'ont confirmé les trois précédentes éditions:
 

Alors cet été, les 23 et 24 août, les organisateurs comptent bien enfoncer le clou, et marteler leur devise:

DUI GHJORNI DI BALLI E D'AMORE

L'affiche 2019 a été dévoilée la semaine dernière:
 

 

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