Bastia : les enseignants du lycée Paul Vincensini rejoignent l'appel à la grève nationale

Une quinzaine d'enseignants du lycée Paul Vincensini, à Bastia, se sont mobilisés contre leurs conditions de travail qu'ils estiment dégradées, ce jeudi 23 septembre. Une manifestation qui fait suite à un appel à la grève nationale, lancé par l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Sud.

Ils sont une quinzaine de professeurs à avoir manifesté, ce jeudi 23 septembre matin, devant les grilles du lycée Paul Vincensini, à Bastia. Le personnel de l'établissement répondait à l'appel de grève national lancé par l'intersyndicale FSU-FO-SUD-CGT Educ’Action, qui demande un "plan d'urgence dans l'éducation" et dénonce une rentrée "de nouveau marquée par une absence d'anticipation".

"Aujourd'hui, on constate que nos conditions de travail se détériorent par manque de moyens, la suppression de postes, et des classes qui sont surchargées. Nous voulons également une revalorisation de nos salaires : notre point d'indice est gelé depuis 9 ans. Monsieur Blanquer [ministre de l'Education nationale, ndrl] l'avait promis, mais ce n'est toujours pas le cas actuellement", assène Isabelle Rossi, représentante STC du personnel.

Pour cette dernière, le constat est sans appel : "Nous ne pouvons pas travailler sereinement et efficacement avec nos élèves."

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teaser du documentaire Montaigne 1

Des difficultés constatées, justement, par les élèves interrogés au sortir du lycée, ce matin. "Dans notre classe, on est 33 élèves, et ça fait beaucoup", glissent ainsi ces trois adolescents en classe de Seconde.

Tous trois indiquent ne pas avoir été tenu au courant de la mobilisation, mais comprennent la grogne de leurs professeurs. "Plus on est d'élèves dans la même classe, plus c'est compliqué pour les cours. Au collège, on était autour de 20 par classes, mais là, c'est difficile pour poser les questions, pour suivre le cours, et les profs sont plus sévères comme ils doivent s'occuper de plus de personnes en même temps."

De futures "actions ponctuelles"

Au lycée Paul Vincensini, l'appel à la mobilisation s'est fait à la "dernière minute", au regret de certains professeurs : "On nous a réellement avertis la veille au soir pour le lendemain, donc forcément, l'organisation en a payé les frais", souffle l'un d'entre eux.

Résultat : pas de banderolles ni de slogans. Pas de quoi pour autant entamer la détermination des professionnels à faire entendre leur mécontentement : "On nous promet des meilleurs salaires, des primes et des conditions facilitées depuis des années sans que rien ne tombe. Il serait temps qu'on nous prenne au sérieux", tranche un professeur.

Au-delà de cette journée de manifestation, les syndicats annoncent par avance de possibles "actions ponctuelles" à venir, si leurs revendications n'étaient toujours pas entendues.

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