Les chambres d’hôtes: un mode de séjour attractif mais en perte de vitesse

Les chambres d’hôtes attirent de nombreux touristes, séduits par les conditions d’accueil et par le service. Mais comme les hôtels, ces structures sont confrontées à la concurrence des locations de particuliers sur internet. Reportage chez deux hôtes de la vallée de la Casinca.

Par A.P.

Fabienne Fantoni a lancé ses trois chambres d'hôtes en 2009 avec son mari. Une activité en plein boom à l'époque, les touristes privilégiant des séjours chez l'habitant.

Aujourd’hui encore, ces structures sont appréciées pour leur bon rapport qualité-prix: le service est confortable, pour un prix raisonnable.

Mais désormais,  il y a plus d'incertitude sur la fréquentation quand la pleine saison arrive. “Les clients réservent au dernier moment, donc ça change vite. Et puis il y a une offre sur internet assez abondante”, évoque Fabienne Fantoni.

Les chambres d’hôtes: un mode de séjour attractif mais en perte de vitesse
Intervenants : Véronique Guyon, vacancière / Fabienne Fantoni, tenancière des chambres d’hôtes Maison de la vigne / Michèle Gimarchi, tenancière des chambres d’hôtes Le clos des oliviers Reportage : Grégoire Alcalay, Laura-Laure Galy


Des hôtes concurrencés par les logements chez les particuliers


L’hôtesse fait référence à l’explosion de l’offre de logements chez les particuliers, notamment à travers la plate-forme Airbnb.

Pour faire face à cette nouvelle forme de concurrence, Michèle Giamarchi a décidé d'investir les sites de réservations en ligne. Plus de 50% de sa clientèle passe par internet. “On travaille vraiment du 15 juillet au 15 août. Et si on n’a pas une publicité faite avec ces sites, je pense que je n’arriverais pas à étaler ma saison plus que ça.”

Malgré ses efforts pour être référencées sur le web, Michèle Gimarchi a vu son chiffre d’affaires baisser de 20% depuis 3 ans.


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