Législatives 2022 : 5 questions à Julien Morganti, candidat dans la première circonscription de Haute-Corse

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Écrit par A.B

Conseiller municipal et communautaire d'opposition à Bastia, Julien Morganti est en lice pour la députation dans la première circonscription de Haute-Corse.

En 2017, Julien Morganti, élu d'opposition au conseil municipal bastiais, s'était déjà présenté pour obtenir la députation dans la première circonscription de Haute-Corse. Il avait alors obtenu 2.289 voix et 8,4% des suffrages exprimés au premier tour, terminant quatrième homme. Agé de 36 ans, c'est désormais sans étiquette qu'il entend améliorer ce score, avec un programme et un projet axé sur le "rassemblement" de diverses sensibilités politiques. 

France 3 Corse ViaStella : Qu’est ce qui a motivé votre candidature ?

Julien Morganti : Cela s'inscrit dans une démarche de rassemblement qu'on a voulu porter avec mon binôme [Santa Albertini Pietrucci, ndlr]. Dès cet été, on a travaillé sur un projet qui fait qu'aujourd'hui différentes sensibilités sont présentes, à la fois de gauche, de droite, mais aussi des déçus de la majorité sortante.

Si vous êtes élu, quelles seront vos principales actions en faveur de votre circonscription en tant que député ?

Il y a une mesure qu'on pourrait porter dès cet été dans le cadre d'une loi de finance rectificative : l'intégration d'une prime d'insularité pour les retraités qui donnerait du pouvoir d'achat très rapidement. Il y a également des mesures sur le foncier, sur le transport, sur l'économie... L'idée c'est de créer de la richesse pour mieux la redistribuer socialement.

Un cycle de discussions devrait s'amorcer entre le futur gouvernement et les élus de la Corse autour de la possibilité d'évoluer vers un statut d'autonomie. Quelle sera votre position sur cette question ?

On a fait le choix de proposer une autonomie pour le bloc communal. C'est à dire être un véritable contre-pouvoir à la collectivité unique. Et à l'issu de ce débat et de cette réflexion sur l'autonomie, on propose un référendum et en cascade de nouvelles élections territoriales pour donner mandat aux élus de la région pour décliner ce statut.

En 2017, vous aviez demandé l'investiture de la République en Marche pour les élections législatives. Cette année, c'est sans investiture que vous vous présentez. Pourquoi ce choix ?

Nous n'avons voulu demander aucune investiture, parce que nous considérons que les investitures sont un frein et un boulet pour toute stratégie de rassemblement. C'est ce qu'on a prouvé à la fois par mon binôme qui m'accompagne, mais aussi par les sensibilités politiques qui représentent la démarche.

Jean-François Paoli est le seul représentant d'Emmanuel Macron. Il est le candidat de Paris, investi par Paris, et ce sera à lui de se justifier des choix opérés par le président.

Si vous êtes élu député, quelle sera votre stratégie à l'Assemblée Nationale ?

Depuis la recomposition politique de 2017, on va s'inscrire dans une stratégie de coalition. On sera dans un groupe où il y aura une liberté de parole, d'action, et de vote. Il est hors de question de s'inscrire dans une majorité ou dans l'opposition sans connaître les conditions préalables.