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Le maire de Tallone face à la justice pour prise illégale d’intérêts

Le maire de Tallone, Christian Orsucci, face à la justice
Me Antoine Meridjen, avocat de Christian Orsucci - France 3 Corse ViaStella - Anne-Marie Leccia, Guillaume Leonetti, Joseph Ienco

Christian Orsucci, maire de Tallone est accusé de prise illégale d'intérêts pour avoir acheté des terrains afin de les revendre en partie à la famille de sa compagne.

Par France 3 Corse ViaStella

Christian Orsucci, le maire de Tallone, est venu au tribunal pour réfuter totalement pour réfuter l’accusation de prise illégale d’intérêts. Il n’était pas à l’aise de se retrouver dans la salle. Il a fui la caméra, il a refusé de nous parler.

Le reproche qui lui est fait par l’accusation est d’avoir monté un stratagème pour racheter des terrains agricoles et en revendre une partie : 5.000 m² à sa belle-famille.

Des terrains agricoles devenus constructibles dans le PLU, qui a ensuite été annulé par le Tribunal administratif.

« Nous avons fait la démonstration que le classement de ces deux parcelles en zone urbanisée n’étaient que la conséquence de la vocation constructible de cette zone puisque le Préfet, avant l’élaboration de ce PLU, délivrait régulièrement des permis sur cette zone et qu’il continue à le faire depuis l’annulation du PLU », affirme Me Antoine Meridjen, avocat de Christian Orsucci.

Un système que n’a pas eu l’aire de bien comprendre la présidente du Tribunal correctionnel. Elle ne comprend pas non-plus les allers-retours de ces terrains dans le patrimoine du maire et dans celui de sa belle-famille.

Le procureur a la réponse à cette question. En pleine audience, il s’adresse à Christian Orsucci : « Si vous intervenez, reconnaissez le, c’est parce que le propriétaire initial ne voulait pas vendre à votre belle-famille pour qu’ils construisent une maison. Et s’il vous les a vendu à vous, c’est pour que vous puissiez agrandir vos pâturages ».

Gêné, à la barre, le maire de Tallone, par ailleurs président de la Safer, le reconnaît. Mais il rejette toujours la prise illégale d’intérêts. Il demande sa relaxe, là où le procureur de la République réclame un an de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité et 10.000 euros d’amende.

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