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Comment revitaliser les villages ruraux de Corse ?

Le village d'Antisanti / © FTVIASTELLA
Le village d'Antisanti / © FTVIASTELLA

Antisanti, longtemps bénéficiaire d'argent public, a vu son école fermer et tente de relancer ses commerces. À Vezzani, plusieurs projets politiques ont échoué mais son école reste grâce à un effectif de gendarmes. Portrait de deux villages qui tentent de lutter contre la désertification.

Par France 3 Corse ViaStella

Grâce à sa couleur politique : PRG, la commune Antisanti (Haute-Corse) a autrefois été soutenu par l'homme fort du département : Paul Giacobbi. Le centre de secours du village reste le plus beau fleuron de cette période faste.

Mais avec les divisions politiques, Antisanti n'a plus été l'enfant chérie de la terre Giacobbi et le village s'est débattu avec ses propres moyens contre la désertification.

"Le milieu rural est désormais un peu délaissé. Chaque effort qui est fait va permettre aux gens de mieux vivre", affirme Betty Cesari, employée à la Poste communale d'Antisanti.

La commune a mis à disposition d'un privé un local afin d'ouvrir une épicerie. Le maire, Anthony Alessandrini, qui succède à son père, Alexandre, figure forte du PRG, veut rester dans une dynamique positive, malgré la fermeture de l'école il y a 6 ans :

"Cela a été un drame politique et sociétale puisque perdre une école, c'est le début de la fin. Mais la commune a su rebondir."

Comment revitaliser les villages ruraux de Corse ?
Intervenants : Betty Cesari, émployée à la Poste communale d'Antisanti; Anthony Alessandrini, maire d'Antisanti et président du PRG de Haute-Corse; Philippe Susini, maire de Vezzani - France 3 Corse ViaStella - Solange Graziani, Christian Giugliano

Dans le village voisin, Vezzani, c'est un peu le miroir inversé. L'épicerie périclite mais l'école primaire est toujours là, alimentée notamment par un petit effectif de gendarmerie.

"Nous avons la chance d'avoir une gendarmerie, je pense qu'elle va s'étoffer. Si c'est le cas, nous aurons des gendarmes avec des familles et des enfants. Nous sommes dépendants de beaucoup de choses", explique Philippe Susini, maire de Vezzani.

Ce bâtiment acheté par le département de Haute-Corse devait servir de maison de retraite puis de point de rendez-vous pour les professionnels de santé. Tous ces projets ont échoué pour laisser la place à un terrible gâchis d'argent public.

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