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Mare Terraniu: ouverture ce soir du festival de danse bastiais

Jusqu'au 29 mai, les troupes de danse et les performers vont envahir la ville, sur les planches et ailleurs, pour faire vivre la danse sous toutes ses formes. Avec des danseurs et des danseuses venus de tous les horizons. Ce soir, à 21h30, c'est Rivages qui ouvrira les festivités. 

Par Sébastien Bonifay

Rivages, c'est une performance mélant la danse, la musique et la vidéo. Aux manettes, le collectif Art Mouv'/Zone Libre, qui avait, l'année dernière, transformé les escaliers Vezzani avec leur spectacle "Bastia On the beat". 
Cette année, ils nous proposent un ballet délicat et capiteux, jouant avec les frontières et dressant des ponts entre les rives, par le biais de trois danseuses venant de Bastia, Tanger et Tunis. 
Bastia On The Beat, lors de l'édition 2018 à Bastia / © Stéhane Broc
Bastia On The Beat, lors de l'édition 2018 à Bastia / © Stéhane Broc

Un avant-goût du programme de Mare Terraniu, qui devrait ravir les amateurs de danse. Mais également les curieux, qui vont découvrir un univers bien plus protéiforme que ce que l'on imagine parfois. Un univers où tout fait sens. Et où l'on fait ressentir, avant même de montrer. 
C'est ce que nous confie Pauline Gervais, danseuse et chorégraphe veue spécialement de Montréal pour présenter Temps Avenir:

La danse, c'est une fantastique façon de s'exprimer. Pour moi c'est une manière d'extérioser mes démons, de vivre mes joies, de vivre mes peines. Je dirais que le désarroi à travers la danse, des émotions à travers la danse, peu importent lesquelles, ce n'est jamais vraiment négatif, parce que c'est l'expression de soi. 

Dans les jours qui viennent, et jusqu'au 29 mai, vont se succéder au Théatre municipal, au centre Alb'Oru et dans les rues de Bastia des spectacles qui vont du contemporain au Hip-Hop. Des spectacles inspirés d'oeuvres d'Olivier Py ou de Milos Forman, comme des créations insulaires ou venues d'ailleurs.
 

Cette troupe de danse bastiaise répète son spectacle / © Viastella
Cette troupe de danse bastiaise répète son spectacle / © Viastella

Pour Hélène Taddei-Lawson, la présidente du festival, danser, aujourd'hui, c'est un peu résister:

On lutte contre une forme de consommation, une consommation du spectacle... Le corps-objet, le corps qui est consommé. Il est important de montrer que le corps est aussi habité, et que la danse c'est cela. C'est un corps qui est habité, c'est le mouvement. Et c'est un moyen de mettre en avant cette beauté, cette poésie, au-delà de cette société de consommation.
 

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