Municipale in Campagna à Lucciana : Joseph Galletti et Jean-Philippe Antolini

Joseph Galletti (à droite sur l'image), maire de Lucciana depuis 25 ans, est tête de liste de "Inseme pè Lucciana". Face à lui, un seul candidat : Jean-Philippe Antolini (à gauche sur l'image), tête de liste de "Pè Lucciana, Per a Corsica". / © Montage photo France 3
Joseph Galletti (à droite sur l'image), maire de Lucciana depuis 25 ans, est tête de liste de "Inseme pè Lucciana". Face à lui, un seul candidat : Jean-Philippe Antolini (à gauche sur l'image), tête de liste de "Pè Lucciana, Per a Corsica". / © Montage photo France 3

Joseph Galletti, maire de Lucciana depuis 25 ans, est tête de liste de Inseme pè Lucciana. Face à lui, un seul candidat : Jean-Philippe Antolini, tête de liste de Pè Lucciana, Per a Corsica.
 

Par P.S.

A Lucciana, seuls deux candidats sont en lice.

Joseph Galletti, maire sortant, est tête de liste Inseme pè Lucciana il brigue son cinquième mandat et a déjà passé 25 ans à la tête de la commune. Avant lui, son père, Charles Galletti, a été maire de la ville de 1947 à 1989.
 

Des nationalistes dans sa liste

Élu lors de son précédent mandat sous l'étiquette divers droites, Joseph Galletti nous confirme en entretien que des membres de Femu a Corsica pourraient rejoindre sa liste. “Inseme pè Lucciana a toujours rassemblé du monde", explique-t-il.

 
Municipale in Campagna à Lucciana : Jospeh Galletti
Intervenants - Joseph Galetti // Laurent Vincensini Equipe - Pierrick Nannini / Typhaine Urtizvéréa


Sous la mandature de Joseph Galletti, la ville de Lucciana a vu le nombre de ses habitants doubler, pour passer à 6000 habitants, ce qui en fait la 7e ville de Corse en terme de population.

Les villes environnantes, Borgo, Furiani ou Biguglia, gagnent aussi des habitants : la périphérie de Bastia est devenue un pôle économique important.
A elles toutes, elles affichent une population proche de celle de la ville. 

 



L'urbanisation se développe

En même temps que les logements, l'urbanisation se développe.

Le projet Kallisté, qui prévoit l'implantation sur la commune d'un centre commercial de 30.000m2, a fait polémique. Joseph Galletti avait voté contre au sein de la Commission départementale d'aménagement commercial (Cdac).
Mais le promoteur, Sylvain Fanti, ne s'avoue pas vaincu. Il veut faire de nouvelles propositions, jusqu'à convaincre les acteurs locaux.  

C'est sur le terrain visible ci-dessous, en bordure de départementale que le promoteur souhaite installer son projet Kallisté.

 

Dernier projet en date porté par la municipalité : "Lucciana u Centru", aussi baptisé "premier éco-quartier de Corse". Deux cents logements sont sortis de terre dont une partie réservée à la gendarmerie, pour un coût total de 35 millions d'euros.

 
© Lucciana u centru
© Lucciana u centru


Mais certaines voix s'élèvent pour dénoncer des constructions jugées anarchiques et craignent de voir la commune devenir une cité dortoir.

L'urbanisation à proximité des cours d'eau a aussi engendré des contestations.


"Passé oublié"

Face à Joseph Galetti, Jean-Philippe Antolini, tête de liste Pè Lucciana, Per a Corsica, soutenu par par Corsica Libera et le PNC joue la carte du "dégagisme". "
Mettre fin à 70 ans de clanisme, développer la ville et lui rendre son identité ! Faire en sorte que Lucciana soit dans l'avenir à la hauteur de son brillant passé, trop souvent oublié !"
, annonce la page Facebook du mouvement.

Archéologue de formation, Jean-Philippe Antolini souligne l'importance du "patrimoine antique extraordinaire" de la ville et son "identité très forte".
 
Municipale in Campagna à Lucciana : Jean-Philippe Antolini
Intervenants - Jean-Philippe Antolini / Laurent Vincensini Equipe - Pierrick Nannini //Typhaine Urtizvéréa


Mais pour lui, le Musée archéologique de Mariana, lancé par la municipalité actuelle, et qui devrait être inauguré en juin, n'est pas une bonne idée en l'état.

"C'est un musée tel qu'il est fait qui est un musée municipal, qui va ruiner la commune s'il ne passe très rapidement sous la Collectivité de Corse. Tout le monde sait que les musées ne sont pas là pour gagner de l'argent, insiste Jean-Philippe Antolini. Ce qui gagnera de l'argent si nous arrivons aux responsabilités c'est que nous allons créer un parc d'animation en liaison avec ce musée en faisant fouiller par des archéologues corses, en formant des archéologues corses et en permettant au public d'accéder au chantier, nous allons fouiller et mettre en place un parc d'animation avec des gens qui seront payés pour vivre à la mode romaine. Les parcs d'animation sont un vecteur économique important et vont redynamiser la région. "


Le coût du  musée

Joseph Galetti, de son côté défend son projet : "il a été très très bien financé, à 80%. Sans compter les quelques rallonges qu'on eues au travers du PEI. Au niveau du fonctionnement il porte un nom prestigieux, qui est Prince Rainier III de Monaco, résultat de nos liens avec la ville et la principauté de Monaco. La commune a les moyens d'assumer une telle dépense. Ensuite il faut savoir que les actions sont financées par la collectivité de Corse et par l'Etat."
 


Dans une ville où le montant de la dette par habitant s'élevait à 1209€ en 2018, la question du coût des projets devrait à plusieurs reprises s'inviter dans la campagne des municipales.


 

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