Tourisme : "On est quand même mieux quand c'est moins bondé", en Corse, l'arrière-saison s'annonce prometteuse

Publié le Mis à jour le
Écrit par Axelle Bouschon .

La saison touristique se poursuit en Corse. Les touristes sont nombreux à profiter de l'arrière-saison, comme à Saint-Florent. Si on en compte moins qu'en été, les touristes étaient bien présents aux tables des bars, restaurants, et à se promener le long du port et des ruelles, ce jeudi 27 octobre.

Shorts, lunettes de soleil et sac à dos : plus d'un mois déjà que l'automne est sonné, mais ces quatre amies se croiraient presque en pleine saison estivale. "Il fait vraiment très beau, c'est impressionnant", s'enthousiasment-elles. "On ne pouvait pas espérer mieux pour une première fois sur l'île". 

Originaires de Normandie, elles sont arrivées en début de semaine. "On a l'habitude de partir tous les ans toutes les quatre. On cherchait où aller cette année, et puis on a vu des offres intéressantes pour la Corse, avec des prix particulièrement attractifs pour nous, tant au niveau de l'hôtel qu'au niveau des billets d'avion. La Corse, on ne connaissait pas, mais ça nous tentait beaucoup, alors on s'est dit banco."

Moins de monde, moins cher

Ce jeudi 27 octobre, le groupe se promène tranquillement dans les ruelles de Saint-Florent. "On loge à Ile-Rousse, on visite aujourd'hui le Cap Corse, et après nous allons à Corte", détaillent-elles. Des vacances qu'elles ont prévu sportives : "Nous avons déjà fait deux belles randonnées, et nous en avons d'autres en perspectives. Aujourd'hui, c'est une journée un peu plus repos."

Leur choix de découvrir l'île en plein mois d'octobre plutôt qu'au beau milieu de l'été ne s'est pas fait par hasard : "On aime beaucoup partir pendant l'arrière-saison ! C'est plus pratique, il y a moins de monde, et c'est aussi moins cher. Nous n'aurions sûrement pas pu nous permettre de faire ce voyage au mois de juillet."

Quelques mètres devant, Emilie, Christophe, et leurs deux filles Naëlie et Ivanie font aussi le tour de la ville.

Habitants de Valence, dans la Drôme, eux sont presque devenus des habitués de la Corse : "C'est notre quatrième fois ici. Nous avons la chance d'avoir le parrain d'une de mes filles qui vit à Bastia, donc forcément, c'est plus pratique", précise Emilie. 

C'est quand même mieux quand tout est moins bondé...

Un voyage qu'ils ont aussi volontairement planifié pour les vacances de la Toussaint, afin d'éviter le plus gros du monde. "On vient toujours soit au printemps, soit à l'automne, mais rarement en été. C'est quand même mieux quand tout est moins bondé..."

Pas le temps pour la famille de rester discuter bien longtemps : "On a réservé un 4x4 pour faire le désert des Agriates et les plages de Lotu et Saleccia, on est un peu pressés."

Un peu plus loin, Camille, la vingtaine, et sa mère Murielle contemplent la mer, assises l'une à côté de l'autre sur les rochers de la digue du port. Elles profitent de leurs dernières heures en Corse, avant un retour sur le continent dans la soirée.

"On est parties pour quatre jours, donc c'était assez rapide. On a pris un hôtel à Bastia, mais on a pu profiter de petites plages du Cap Corse aussi, et ça nous a beaucoup plu."

L'une comme l'autre étaient déjà venues une première fois par le passé sur l'île. "Il y a 25 ans pour moi, glisse Murielle. À l'époque, j'avais fait le tour en voiture. Là, c'était une bonne occasion de la redécouvrir."

Ce qui les a attirées, sans surprise : "les paysages et le beau temps". Et aussi "un vol direct depuis Nantes qui était quand même bien pratique", souffle Camille.

Face à cet océan d'enthousiasme, Matthieu*, 52 ans, est lui beaucoup plus amer. Comme le groupe d'amies de Normandie, lui aussi visite pour la première fois la Corse. Comme elles, c'est la superbe des paysages, la douceur des températures et la possibilité de belles balades qui l'ont attiré. 

Des "French go home", des "IFF" et j'en passe et des meilleures... Pourquoi j'irais donner mon argent à des gens comme ça ?

Venu pour la semaine avec son épouse et ses trois enfants, il indique néanmoins désormais presque regretter le voyage. "Nous avons pris un hôtel plutôt qu'un Airbnb pour faire vivre l'économie locale, le patron et les employés sont odieux. On est à peine mieux reçus dans les restaurants..."

Plus encore, ce chef d'entreprise se dit "horrifié" par les inscriptions qu'il a pu lire sur les murs en ville - notamment à Bastia - et sur les routes du Cap Corse. "Des "French go home", des "IFF" et j'en passe et des meilleures... Pourquoi j'irais donner mon argent à des gens comme ça ?"

Ni trop chaud, ni trop pressés

Assise en compagnie de son conjoint en terrasse d'un café du centre-ville, Anne-Lise tempère ces propos. "Les tags de cet acabit là, c'est vrai qu'on en voit de plus en plus, et dans des proportions beaucoup plus importantes qu'avant, mais il faut savoir relativiser la situation. Ce qu'il peut y avoir écrit sur les murs ne traduit pas le comportement que peuvent avoir les gens avec nous ici. Tout le monde a toujours été charmant."

La septuagénaire sourit. "La Corse, cela fait plus de 30 ans que nous y venons tous les ans, parfois même deux fois par an".

Toujours en avant ou arrière-saison plutôt qu'au beau milieu de l'été : "C'est l'avantage de la retraite, nous avons cette liberté. Les températures sont très agréables sans être caniculaires, et nous avons le temps de nous promener et de visiter sans être pressés ou les uns sur les autres. Je n'y vois que des avantages, aucun inconvénient."

Le couple reprend le bateau dans quelques jours pour rejoindre la région parisienne. Mais Anne-Lise l'assure déjà : elle et son époux seront bien de retour, à la même date, l'an prochain.

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