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Sébastien Mercuri à la tête de l'Interprofession laitière ovine et caprine de Corse

Sébastien Mercuri s’installe à la tête de l'interprofession laitière de Corse
Sébastien Mercuri, président de l'interprofession laitière de Corse - France 3 Corse ViaStella - Sébastien Bonifay, Pascal Alessandri

L'Interprofession laitière ovine et caprine de Corse a un nouveau président. Après six ans à la tête de l'ILOCC, Antoine Ottavi a laissé sa place à Sébastien Mercuri, un jeune exploitant d'une trentaine d'année, installé en Balagne.

Par France 3 Corse ViaStella

Sébastien Mercuri est le nouveau visage de l'ILOCC, l'interprofession laitière ovine et caprine de Corse. Dans le respect de la tradition, qui veut qu’un éleveur prenne la suite d'un industriel, ce jeune exploitant âgé de 36 ans succède à Antoine Ottavi.

Sébastien Mercuri a débuté dans la profession il y a dix ans. Installé à Palasca, il s’occupe d’un cheptel qui compte 700 brebis. Malgré des journées à rallonge et les difficultés, l’éleveur ne regrette pas son choix.

"C’est sûr qu’il y a des moments difficiles, on ne peut pas se le cacher. Il y a des journées où on est dans la neige, la boue (...), si on regarde le nombre d’heures, ce n'est jamais rentable mais c’est la passion, c’est tout."

La Corse compte dix-sept producteurs laitiers qui produisent environ 7 millions de litres par an. / © S.BONIFAY / FTVIASTELLA
La Corse compte dix-sept producteurs laitiers qui produisent environ 7 millions de litres par an. / © S.BONIFAY / FTVIASTELLA

Une passion qui l'a amené à prendre la présidence de la filière régionale qui compte dix-sept producteurs laitiers. Environ, sept millions de litres sont collectés chaque année en Corse, ce qui reste loin d’être suffisant pour faire face à la demande. L'île est obligée d’importer 30 % du lait transformé, entre 2 à 3 millions de litres chaque année. 

Le nouveau président de l'ILOCC ambitionne de réorganiser une filière vieillissante et peu structurée. Son premier chantier est de fédérer les demandes de moyens pour passer des commandes groupées de matériel.

"Aujourd’hui, il faut un renouvellement des générations, la moyenne d’âge est d’une cinquantaine d’années (…) et il faut essayer de rendre les exploitations plus accessibles et le travail moins pénible."

La démarche permettrait avec l’aide de l'Office de développement agricole et rural de Corse (ODARC) d’obtenir une aide en partie européenne, de 7 à 8 millions d'euros.

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