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Urbanisme : le terrain de la discorde à Furiani

Un terrain agricole de 17 hectares a été déclassé par la mairie de Furiani (Haute-Corse) pour être urbanisé. / © FTVIASTELLA
Un terrain agricole de 17 hectares a été déclassé par la mairie de Furiani (Haute-Corse) pour être urbanisé. / © FTVIASTELLA

L'association U Levante dénonce le classement en Espace stratégique agricole (ESA) d'un terrain de 32 hectares de sable situé sur le cordon lagunaire par la mairie de Furiani (Haute-Corse) pour compenser l'urbanisation d'une parcelle de 17 hectares sur la commune. 
 

Par France 3 Corse ViaStella

Situé entre un centre commercial, des immeubles et un lotissement, le terrain déclassé de 17 hectares n'a plus vocation à rester en espace agricole, selon le premier adjoint à la mairie de Furiani.  

"C'est un terrain qui n'est pas desservi par l'eau brut en eau potable, donc pour le maraîchage c'est quasiment impossible, pour de l'épandage, impossible à faire, de l'élevage au milieu des habitations cela parait très compliqué aussi", explique Louis Pozzo di Borgo.

La mairie a fait jouer un mécanisme de compensation des terres agricoles prévu par le Padduc (plan d'aménagement et de développement durable de la Corse), le document qui régit l'aménagement en Corse).
 
Urbanisme : le terrain de la discorde à Furiani
Intervenants - Louis Pozzo di Borgo, premier adjoint à la mairie de Furiani; Christian Novella, U Levante; Equipe - Pierrick Nannini, François-Albert Bernardi.

La commune a classé pour compensation un terrain de 32 hectares en ESA, espace stratégique agricole. Situé sur le cordon lagunaire de la Marana, il est composé d'une végétation basse mais aussi de sable. Totalement impropre à un usage agricole selon l'association U Levante.

"Ces terres se trouvent sur le cordon lagunaire et ce ne sont pas des terres agricoles, point. A partir du moment où ce ne sont pas des terres agricoles, je ne vois pas pourquoi elles seraient compensées par d'autres terres qui seraient rendues constructibles qui sont de véritables terres agricoles", indique Christian Novella.

Cette polémique pourrait glisser sur le terrain judiciaire. U Levante réfléchit à la possibilité d'un recours devant le tribunal administratif.
 

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