Élections législatives : François-Xavier Ceccoli, candidat dans la 2e circonscription de Haute-Corse

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Écrit par A.A. ; P.S.

Ce lundi 9 mai, le maire de San-Giuliano et président de la fédération Les Républicains de Haute-Corse a annoncé être candidat dans la 2e circonscription de Haute-Corse pour les élections législatives de juin prochain. Il n'a pas demandé l'investiture de son parti.

Le maire de San-Giuliano, et président de la fédération Les Républicains de Haute-Corse, a annoncé être candidat aux élections législatives dans la 2e circonscription de Haute-Corse, ce lundi 9 mai.

Il fait, pour l'heure, face à deux candidatures nationalistes : Lionel Mortini et Jean-Félix Acquaviva.

Le candidat a accordé un entretien à France 3 Corse ViaStella :

Vous déclarez votre candidature tardivement, pourquoi ?

François-Xavier Ceccoli : pour raison personnelle. Je suis maire de San Giuliano, c'est un rôle qui me plaît, notamment le travail avec la population. Ça a été une décision difficile à prendre parce que si je gagne les élections législatives, une autre vie commence. Mais je me suis dit qu'une seule offre, avec deux candidatures nationalistes, ce n'était pas la traduction de la représentation du terrain et de ce qu'est notre histoire.

Vous être toujours le président de la fédération Les Républicains des Haute-Corse, avez-vous été investi par le parti pour ces élections ?

François-Xavier Ceccoli : je ne l'ai pas demandée. Actuellement, il y a des discussions au sein de LR pour s'entendre sur l'avenir du parti. Il y a plusieurs lignes autour desquelles ne se forment pas de consensus. Moi, je suis pour une ligne sociale, forte, que l'on peut appeler gaulliste. Pour le moment, je préfère attendre et voir comment ça va se passer. Mais je suis un homme de droite, j'ai des convictions et je ne changerai pas.

La 2e circonscription de Haute-Corse est grande, de la Balagne, en passant par Corte, et la plaine orientale. Avez-vous le soutien des trois maires principaux de cette circonscription à savoir : Calvi, Corte et Ghisonaccia ?

François-Xavier Ceccoli : Oui, je peux compter sur l'appui du maire de Calvi, Ange Santini, de Corte, Xavier Poli, et de Ghisonaccia aussi. C'est important pour moi, mais pour cette élection, je vais chercher à parler le plus possible à la population. Car ce qui est le plus important, c'est la relation entre un homme et les hommes d'un territoire.

La division au sein de la famille nationaliste, il y a deux candidats dans votre circonscription Lionel Mortini et Jean-Félix Acquaviva, pourrait selon vous vous permettre d'arriver en tête au premier tour ?

François-Xavier Ceccoli : les nationalistes sont comme les autres. Il y a des fractures entre eux et ils sont dans une situation qu'a pu connaître la droite et la gauche il y a quelque temps.

Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus, aujourd'hui si vous regardez dans notre département, il y a une famille qui a le pouvoir partout. C'est celle de la majorité territoriale, de la présidente de l'Assemblée de Corse, du président du conseil exécutif, des députés, sénateur, et on ne peut plus continuer comme ça. Il faut quand même une diversité, la politique, c'est aussi de tomber d'accord et de travailler ensemble.