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Corsica Libera : Les militants à l'heure du choix

Le mouvement nationaliste renouvelle son bureau exécutif sur fond de tensions et de dissensions.

Par Grégoire Bezie

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Corsica Libera : Interview de Jean-Guy Talamoni

Le chef de fil de Corsica Libera revient sur l'assemblée générale du mouvement nationaliste qui s'est tenue dimanche à Corte, où le mode de désignation d'un nouvel exécutif, donnant la part belle au courant Corsica Nazione au détriment du Rinnovu, fait grincer des dents au sein même du parti.

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Corsica Libera : Les militants à l'heure du choix

Avec trois motions et des divergences concernant le fonctionnement du parti et le mode de désignation d¿un nouvel exécutif, cette assemblée générale s¿annonçait tendue. En façade, il n¿en a rien été et c¿est au final, le courant Corsica Nazione qui est sorti renforcé au détriment du Rinnovu.

Dans un amphithéâtre archi-comble, à huis clos, avec trois motions et des divergences concernant le fonctionnement du parti et le mode de désignation d’un nouvel exécutif, cette assemblée générale s’annonçait tendue. En façade, il n’en a rien été et c’est au final, le courant Corsica Nazione qui est sorti renforcé au détriment du Rinnovu.

Dans le nouvel exécutif, qui inclut automatiquement les élus territoriaux, figurent notamment les candidats aux législatives : Jean-Philippe Antolini, Pierre Antoine Tomasi, Michel Giraschi et Véronique Orsini.

Officiellement les tiraillements sont donc essentiellement liés au mode de désignation de l’exécutif. Dans une motion, Jean-Guy Talamoni, président du groupe indépendantiste Corsica Libera à l’Assemblée de Corse, souhaite que ses membres soient élus, et non plus désignés de façon consensuelle. "Les militants sont remis au centre du jeu puisque c’est eux qui vont voter et qui vont désigner l’exécutif de façon très démocratique" affirme Jean-Philippe Antolini, candidat aux Législatives pour Corsica Libera.

Un peu plus tôt, Paul-Felix Benedetti, conseiller territorial à l’Assemblée de Corse, qui incarne la tendance Rinnovu au sein de Corsica Libera, rejette toute idée de scission. "La réalité c’est qu’il y a une assemblée générale, on est militant, on est là ". A la sortie des urnes, la chanson est autre. "Il semblerait qu’il y est la volonté d’affirmer un leaderchip. Dans ces conditions nous ne voulons pas rajouter de la confusion à la confusion" explique Paul-Antoine Susini, ancien membre de l'exécutif Corsica Libera, précisant que pour autant, les militants du Rinnovu n’ont pas l’intention d’abandonner le parti. Plus radicaux, une frange de membres de l’exécutif affirment que cette assemblée générale a été convoquée dans la précipitation et "ne permet malheureusement pas aujourd’hui de réunir les conditions d’un débat serein et d’un vote sur des bases politiques"(cf communiqué).

Mais d’autres points de vue expriment plus largement que ces querelles internes seraient surtout l’écho de problèmes bien plus profonds au sein de la famille nationaliste. Ceux-ci seraient réapparus après l’assassinat en octobre 2011 de Christian Leoni, présenté comme proche de la Brise de mer. Revendiqué par le FLNC, l’assassinat de Leoni avait été présenté par le mouvement clandestin comme une réponse à "l’assassinat de [notre] militant Philippe Paoli". Or, ce dernier était considéré comme un militant historique de la tendance Corsica Nazione. Entre cette tendance et celle issue de l'ex-Rinnovu les debats auraient été très vifs suite à cette revendication jusqu'à la nouvelle donne enterinée dimanche, lors de l'assemblée générale de Corsica Libera.

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