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Procès Colonna: Gilles Simeoni assigné

Le dirigeant nationaliste corse était assigné jeudi devant la cour d'appel de Paris pour "diffamation publique".

Par Grégoire Bézie

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Procès Colonna: Gilles Simeoni assigné

Gilles Simeoni comparaissait devant le Tribunal Correctionnel de Paris. L'avocat et élu nationaliste est poursuivi pour diffamation par Frédéric Veaux, haut responsable policier pour des propos tenus devant l'Assemblée de Corse en juin 2011. L'audience portait sur la recevabilité de la plainte.

Avocat d'Yvan Colonna lors de ses procès, Gilles Simeoni, était assigné jeudi devant la cour d’appel de Paris pour "diffamation publique" envers le directeur central adjoint du renseignement intérieur, Frédéric Veaux, ex-patron de la sous-direction antiterroriste (SDAT).

Les faits remontent au 23 juin 2011, à la tribune de l’Assemblée de Corse.

Le leader de Femu a Corsica avait accusé Frédéric Veaux et plusieurs hauts fonctionnaires de la police nationale cités comme témoins le 19 mai 2011 devant la cour d'assises spéciale de Paris jugeant Yvan Colonna, "d'être venus mentir sous serment sur des éléments décisifs de l'enquête". En juillet 2012, la Cour de cassation a validé l'arrêt d'assises du 20 juin 2011, confirmant la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité d'Yvan Colonna pour l'assassinat de Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio.

Les propos de Gilles Simeoni devant l'Assemblée de Corse, repris notamment sur le site internet de Femu a Corsica, sont, selon la citation en diffamation, "lourdement diffamatoires à l'endroit de M. Veaux". Ancien chef du SRPJ de Corse, puis, notamment, de la Division nationale antiterroriste, Frédéric Veaux demande la condamnation de Gilles Simeoni à "la somme de un euro en réparation du préjudice moral subi" et la publication du jugement dans trois journaux.

Pour la défense de Gilles Simeoni, Frédéric Veaux n'a pas respecté les délais impartis dans le cadre de sa plainte en diffamation, ce qui pourrait amener le tribunal à constater la nullité de la procédure. La Cour d'appel de Paris rendra sa décision le 25 octobre prochain.

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