L'office de l'environnement de Corse s'élève contre les rejets toxiques de l'usine Altéo dans le parc national des Calanques

L'usine de traitement de minerai de bauxite de Gardanne qui produit des boues rouges, ici en 2010. / © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
L'usine de traitement de minerai de bauxite de Gardanne qui produit des boues rouges, ici en 2010. / © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le 29 décembre dernier, le préfet de la région PACA a autorisé une société à déverser des polluants dans le parc des Calanques. Inacceptable, pour l'office de l'Environnement de Corse, qui compte contester cet arrêté auprès du gouvernement. Explications.

Par France 3 Corse ViaStella

L'office de l'Environnement de la Corse annonce qu'il "s'inquiète particulièrement" de l'autorisation de rejeter dans le parc nationale des Calanques des boues rouges, accordée à la société Alteo pour six ans, prononcée le 29 décembre par le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA).

Des polluants déversés dans le parc des Calanques

Ces polluants résultent de la production d’alumine, en plein cœur du Parc national des Calanques (Bouches-du-Rhône) par les usines du site de la Gardanne. Des déversements "inacceptables" pour l'office de l'Environnement de la Corse. 

Il demande au gouvernement de "revenir sur le permis de polluer". Dans ce parc national des Calanques, 60 espèces marines cohabitent et 14 habitats sont considérés comme fragiles par l'Union européenne. La Méditerranée souffre déjà d'une des concentrations en plastique les plus élevées au monde.

Contestation de l'arrêté d'autorisation

La région "contestera l'arrêté d'autorisation auprès de la ministre de l'Ecologie et du Développement durable". Et l'office de l'environnement annonce déployer "tous les moyens nécessaires pour que cet arrêté soit annulé et que les pollutions cessent".

Par la même occasion, il rappelle que la Corse a été victime de pollutions similaires. Comme le 20 octobre 2015, quand un problème technique à la centrale électrique du Vazzio à Ajaccio a entraîné la pollution accidentelle d'un cours d'eau. Ou encore, en février dernier, quand la marine nationale a détecté une pollution par hydrocarbure au large de Bastia.

Le gouvernement "désapprouve"

Du côté du gouvernement, Ségolène Royal a dit "désapprouver" cette autorisation. "Je n'ai pas du tout changé d'avis, je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi", a-t-elle déclaré.

Sur le même sujet

Les + Lus