Ligue des droits de l'Homme : son porte-parole en Corse inquiet d'une banalisation du racisme

Suite à la condamnation de 4 personnes par le tribunal correctionnel de Bastia mardi 16 mai pour injures à l'encontre d'André Paccou, le porte-parole de la Ligue des droits de l'Homme en Corse déplore un "climat délétère" sur l'île.

© FTVIASTELLA
Mardi 16 mai dernier, le tribunal correctionnel de Bastia condamnait Jacques Culioli, Roselyne Ordioni et Solange Massoni et Yves Pastacaldi pour injures publiques à l'encontre d'André Paccou, porte-parole de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) en Corse.

En effet, l'affaire remonte à l'été 2015, où deux enseignantes d'une école de Prunelli-di-Fiumorbu avaient voulu faire chanter aux enfants quelques phrases de la chanson "Imagine" de John Lennon en arabe lors de la fête de l'école, le 26 juin.


Le porte-parole de l'association avait ensuite été violemment pris à partie sur les réseaux sociaux.

Un climat général qu'André Paccou déplore : "Ce sont toutes une série de manifestations à caractère raciste et xénophobe qui ont troublé la société corse et cette campagne, qui m'a visé, qui a visé la Ligue des droits de l'Homme, s'inscrit dans ce climat délétère."

Et d'ajouter : "Cela nous inquiète parce que je crois que cela explique en partie une banalisation du racisme, une banalisation de la xénophobie. Faut-il aujourd'hui s'étonner de la montée du Front national aux élections? Sans dire pour autant que le FN est responsable dans cette campagne, il est certain qu'il profite de ce fond de campagne xénophobe et raciste."

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André Paccou, le porte-parole de la LDH Corsica ©France 3 Corse ViaStella

 

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