Méridionale : les grévistes menacent d'accentuer leurs actions contre la direction de leur compagnie

Le STC, rejoint par la CGT, s'est installé à Vitrolles, chez STEF. / © Pierrick Nannini
Le STC, rejoint par la CGT, s'est installé à Vitrolles, chez STEF. / © Pierrick Nannini

Aujourd'hui, c'était une véritable veillée d'arme pour les grévistes, qui redoutent que soit confirmée l'éviction de la Méridonale de la prochaine Délégation de service public. Demain, les élus de l'assemblée de Corse devront voter. Près de 500 emplois sont en jeu au sein de la compagnie.

Par Sébastien Bonifay

Les grévistes ne décolèrent pas. 

Pour eux, la direction de la Méridionale et son actionnaire sont responsables de la situation d'incertitude dans laquelle les salariés de la compagnie maritime sont plongés. 

Et ils ne font rien pour arranger les choses. 

Hormis un communiqué laconique dimanche, et une participation à une réunion à reculons, lundi à Bastia, rien. 
 
Derrière les grévistes, les camions à l'arrêt qui devaient embarquer pour la Corse / © Pierrick Nannini
Derrière les grévistes, les camions à l'arrêt qui devaient embarquer pour la Corse / © Pierrick Nannini
 

Une première action "coup de poing"


Ce matin, à 6 heures, ils étaient à Vitrolles, devant le dépôt de STEF, l'actionnaire de la Méridionale.

Ils ont bloqué, jusqu'en milieu de matinée, une trentaine de remorques de marchandises.

Les grévistes promettent d'autres actions, de plus en plus virulentes, si Françis Lemor, le PDG de STEF, continue d'ignorer leurs revendications. 


 



Du côté des socio-professionnels, en Corse, on commence à s'impatienter sévèrement.

Ils ont envoyé hier soir un courrier au préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur où ils demandent "d'obtenir des garanties d'une gestion effective et immédiate de la remise en ordre de cette insupportable atteinte aux intérêts vitaux de nos ressortissants".


 
 

Le vote de l'assemblée de Corse est attendu jeudi



Un conflit qui fait renaître le spectre des grèves incessantes dans le maritime.  

Et celui de la casse sociale au sein d'une entreprise qui compte près de 500 salariés. Hier, le conseil économqiue social et culturel, le CESC, a mis en garde les élus de l'assemblée de Corse.

Lors de la cession de jeudi ils auront à voter pour fixer le cap de la délégation de service public dans le maritime. 

 

 

Sur le même sujet

Les + Lus