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Portrait : Jean-Baptiste Ambroggiani traque les musiques oubliées pour les proposer sur internet 

© Jennifer Cappai / FTVIASTELLA
© Jennifer Cappai / FTVIASTELLA

Après avoir dirigé un label parisien, Jean-Baptiste Ambroggiani est de retour en Corse. Il ne cherche plus le groupe de demain, mais plutôt les morceaux musicaux d'antan, souvent des raretés, pour les proposer sur Internet. Portrait. 

Par France 3 Corse ViaStella

Le hasard a conduit Jean-Baptiste de rencontre en rencontre avec pour fil conducteur : la musique. Agent d’artiste, entrepreneur de spectacles de jazz, directeur d’un label de musique du monde, il a multiplié les expériences. 

Son retour aux sources, lui, n’est pas un hasard. « On a besoin de régénérer ses oreilles pour bien travailler. Si on reste dans le milieu parisien, ou londonien, des studios, du business, on se fatigue et on finit par s’appauvrir. Au village, on se refait des oreilles », explique-t-il. 

 
Portrait : Jean-Baptiste Ambroggiani traque les musiques oubliées pour les proposer sur internet 
Intervenants - Jean-Baptiste Ambroggiani, Editeur de musique. Equipe - Celine Lerouxel ; Jennifer Cappai ; Alexandra Sebayhi.
 

« Je suis surpris de chiffres d’écoute » 


Il exerce actuellement son oreille de mélomane pour des boîtes de production sud-américaines. Il traque les musiques qui viendront constituer la bande son du film, mais pas seulement. Jean-Baptiste travaille aussi pour un agrégateur internet qui fournit des contenus en masse aux plateformes d’écoute en ligne. « Après la crise du disque, on s’est rendu compte et grâce à l’offre de musique gratuite et légale, que le public était réceptif à des choses plus anciennes, des choses qu’il redécouvre ou qu’il écoute pour la première fois. Je suis assez surpris des chiffres d’écoute d’un répertoire que l’on croyait complètement oublié », précise Jean-Baptiste. 

Pour trouver la perle rare, il n’hésite pas à faire appel à des amis collectionneurs. Ce jour-là, Alain vient lui montrer les trésors qui dorment au fond de ses placards. Au bout de 70 ans, les enregistrements tombent dans le domaine public, mais permettent une réutilisation d’anciens contenus. 

Des vieux vinyles dont le signal analogique doit ensuite être converti en signal numérique. « On l’écoute, on vérifie la qualité de l’enregistrement et après demander les autorisations à qui de droit de façon à pouvoir s’en servir pour différents projets. Tout dépend du projet », indique Jean-Baptiste.

Pour lui, la musique est aussi celle qu’il joue. Elle est le fil conducteur de sa vie, comme un trésor jamais tari. 



 

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