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Que reste-t-il du parti communiste en Corse ?

24/11/2018 - Pierre Laurent, l'actuel secrétaire national du PCF ne sera pas reconduit dans sa fonction. / © Olivier Corsan / MaxPPP
24/11/2018 - Pierre Laurent, l'actuel secrétaire national du PCF ne sera pas reconduit dans sa fonction. / © Olivier Corsan / MaxPPP

Le Parti communiste Français tient son congrès national ce week-end, en région parisienne. Une dizaine de membres des fédérations corses ont fait le déplacement pour tenter de trouver les clés qui pourraient aider à relancer le parti en Corse.

Par France 3 Corse ViaStella

L'enjeu pour le PCF est de ne pas laisser tout l'espace contestataire à la France Insoumise. Le 38ème congrès du PCF, celui de l'après catastrophe de l'année 2017 se tient ce week-end dans le Val-de-Marne. Une dizaine de membres des fédérations corses y participent.

L'enjeu est de tourner la page de ce qu'ils nomment le "piège de la France Insoumise" et de se faire une nouvelle place dans l'espace contestataire.

Pendant les deux jours de leur congrès, à Ivry-sur-Seine , les communistes tentent de tourner la page de l'année 2017 : échecs à répétition et piège de l'alliance aux présidentielles avec Jean-Luc Mélenchon.
 
Que reste-t-il du parti communiste en Corse ?
Intervenants - Julien Peraudin, PCF de Haute-Corse; Marc-Antoine Leroy, membre du PC Corse du Sud; Equipe - Florence Antomarchi, Thierry Guespin.

Dix membres des deux fédérations corses participent au congrès, comme Julien Peraudin, habitant de Barcaggio, membre de la fédération PC de Haute-Corse.
 
"Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est être en capacité de proposer autre chose sur ces questions sociales, de logement, de santé", explique-t-il. "On le voit avec le mouvement des gilets jaunes, il y a cette politique de Macron qui exaspère tous les bords politiques et nous, nous devons être là pour reconquérir la population."

La dernière participation du parti communiste dans un exécutif local remonte à trois ans. Sur le terrain au printemps 2018, les communistes participent bien aux manifestations contre la politique gouvernementale. Mais cela ne suffira plus à les identifier comme des contestataires.

"Il y a effectivement une hégémonie culturelle et militante des autonomistes et autres mouvements nationalistes qui émane de sentiments tout-à-fait compréhensibles, mais qui du coup ne laisse que très peu de places aux autres idéologies et notamment à des partis nationaux comme le parti communiste", analyse Marc-Antoine Leroy, membre du PC de Corse du Sud.

C'est donc une bataille idéologique d'envergure qui attend les 600 membres encartés du PCF de Corse. Au congrès national, leurs représentants cherchent les outils pour écrire, peut-être, une nouvelle page.
 

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