Rachat de Corse-Matin : élus du CSE de Corse-Presse et délégués syndicaux réclament plus de précision sur le processus de cession

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Écrit par A.B

Les négociations autour du rachat du groupe La Provence, dont Corse-Matin est une filiale, se poursuivent. Les représentants du personnel du quotidien insulaire appellent à plus clarté sur l'avenir du journal et de l'ensemble des employés.

Du flou sur le fond comme sur la forme. Dans un communiqué transmis à la rédaction de France 3 Corse ViaStella, les élus du CSE de Corse-Presse et les délégués syndicaux SNJ et STC reprochent un manque d'informations "précises, concrètes et complètes" sur le processus de cession du groupe La Provence, dont Corse-Matin est une filiale, "et en premier lieu sur ses conséquences sociales".

Lundi 24 janvier, des représentants du personnel des trois sociétés de Corse-Matin (Corse-Presse, Corse Distribution, Corse-Matin Publicité) se sont déplacés à Marseille, pour, "aux côtés de leurs collègues de la Provence, d'Eurosud et de la Société de portage et de distribution, échanger avec le mandataire de La Provence sur les démarches qu'il a entreprises."

Une réunion qui ne leur a pas apporté pleine satisfaction : de nombreuses questions restent ainsi sans réponse, regrettent les représentants du personnel. À commencer par "l'absence de date concernant l'ouverture des deux offres de reprise du groupe La Provence par le tribunal de commerce de Bobigny."

"Nous réclamons de connaître le calendrier du processus de reprise"

"Nous le déplorons, car les salariés de Corse-Matin et de La Provence attendent de savoir quelle est la nature de ces projets de reprise et donc de savoir quelles bases de développement ils proposent pour l'avenir de nos titres, de nos outils de travail, de nos métiers et de nos emplois : journalistes, imprimeurs, commerciaux, administratifs, titulaires et non-titulaires", tranche le communiqué.

"Nous réclamons de connaître le calendrier du processus de reprise et une ouverture rapide des offres et bien sûr, comme le stipule le Code du Travail comme le Code du commerce, que nos CSE soient informés et consultés. Cette information est une obligation fixée par la loi et constitue un préalable à la mise en œuvre du projet de reprise lui-même."

Les élus du CSE de Corse-Presse rappellent avoir dans ce cadre voté, "à l'unanimité, une délibération", et mandaté un avocat. Ce dernier "a déposé des conclusions, début janvier, auprès du tribunal de commerce de Bobigny".

Les représentants demandent désormais que soit organisée sans délai une réunion extraordinaire, leur permettant notamment d'obtenir des précisions quant aux processus de cession : modalités de formalisation des offres d’acquisition, modalités de consultation des personnels, calendrier, ou encore offres déposées.

"Les élus du CSE de Corse-Presse ont, au nom de la défense des droits des salariés de Corse-Matin, déjà saisi la justice et continueront, si nécessaire, à engager des actions devant des juridictions, quelles qu'elles soient, pour obtenir la transmission d'informations sur les modalités de formalisation des offres, des offres de reprise, et de toutes pièces considérées comme indispensables à la préservation des intérêts du personnel", conclut le communiqué.