Remise en liberté refusée pour Tommy Recco, 83 ans, l'un des plus vieux détenus de France

Joseph-Thomas Recco alias Tommy Recco lors de son procès, le 6 juin 1983, à Draguignan où il comparaît pour le triple meurtre du supermarché de Béziers et le triple meurtre de Carqueiranne. / © AFP Auteur ERIC GAILLARD
Joseph-Thomas Recco alias Tommy Recco lors de son procès, le 6 juin 1983, à Draguignan où il comparaît pour le triple meurtre du supermarché de Béziers et le triple meurtre de Carqueiranne. / © AFP Auteur ERIC GAILLARD

La justice a rejeté jeudi la demande de remise en liberté pour raisons de santé de Joseph-Thomas Recco, dit "Tommy" Recco, 83 ans, détenu en  Corse et condamné en 1983 à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux triples meurtres.

Par P.S. avec AFP

La demande de M. Recco, qui en a déjà formulé plusieurs par le passé, a été rejetée par le tribunal d'application des peines de Bastia.

"Il a la possibilité de former un recours devant la chambre d'application des peines. Il me fera connaître sa décision. C'est une hypothèse probable", a déclaré à l'AFP l'avocat de M. Recco, Jean-Sébastien de Casalta, bâtonnier du barreau de Bastia.

Problèmes de santé

"Il a des problèmes de santé qui ne sont pas complètement incompatibles avec la détention, des problèmes d'audition sévères, des problèmes de dos. Il serait sans doute en situation de mieux se faire soigner dehors même si aujourd'hui ses conditions de détention sont relativement adaptées à son état", a précisé Me de Casalta.

"Le vrai débat est de savoir s'il présente un risque de récidive ou pas, et si sa liberté --fût-elle encadrée très strictement - est possible sans récidive", a ajouté l'avocat du détenu.

L'octogénaire avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juin 1983 par la cour d'assises du Var à Draguignan pour deux triples meurtres qu'il a toujours niés: celui de trois caissières d'un supermarché de Béziers (Hérault) le 22 décembre 1979, et celui d'une fillette, de son père et d'un de leurs voisins, commis à Carqueiranne (Var) le 18 janvier 1980. En 1962, il avait déjà été condamné à mort pour le meurtre d'un garde-pêche mais, gracié par le général De Gaulle, sa peine avait été commuée en réclusion criminelle à perpétuité.

Il avait été libéré en 1977.

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