9H50 le matin en Bourgogne Franche-Comté

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“Poulet bio élevé par nos éleveurs de Franche-Comté” : une nouvelle filière en Bourgogne-Franche-Comté

Trévoux (Ain) : la mairie offre des couples de poules pour réduire les déchets ménagers / © JACLOU DL/Pixabay
Trévoux (Ain) : la mairie offre des couples de poules pour réduire les déchets ménagers / © JACLOU DL/Pixabay

Les consommateurs sont soucieux de la qualité de leur alimentation. Ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le bio. Pour répondre à une demande croissante, Olivier Hézard, aviculteur en Haute-Saône, lance une filièrede poulets bios, 100% franc-comtoise.

Par Fatima Larbi

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L’affaire du glyphosate relance l’inquiétude des consommateurs : quel impact ont sur notre santé les produits phytosanitaires qui se trouvent dans notre alimentation ? Dans le même temps, une récente enquête diligentée par le parlement européen démontre que manger bio est meilleur pour la santé. Soucieux pour leur santé, les consommateurs se tournent vers l’alimentation biologique. Ces dernières années la consommation du bio a explosé et de plus en plus de producteurs s’y mettent.
La demande des produits bio augmente / © Pixabay
La demande des produits bio augmente / © Pixabay

En Franche Comté, une filière de poulet 100% bio vient de voir le jour. De la couveuse à la commercialisation tout est franc-comtois et devrait répondre à une demande forte dans la région.

►Le bio en quelques chiffres


En 2015, 10% des français consomment bio tous les jours et seulement 11% n’en consomment jamais alors qu’ils étaient 46% en 2003. Alors qu'il y a 50 ans la priorité alimentaire était la quantité, aujourd’hui le consommateur se préoccupe de la qualité de ce qu’il mange. Manger bio est une des solutions. Depuis le début de l’année 2016 les ventes sont en forte hausse, plus 20%.parralélement, au cours du premier semestre 2016, chaque jour, 21 fermes bios s’installent sur le territoire national.
 Le bio, une filière qui représente un marché de 6,9 milliard d’euros en France / © CC BY 2.0 by Flickr
Le bio, une filière qui représente un marché de 6,9 milliard d’euros en France / © CC BY 2.0 by Flickr

En 2016, le bio représente un marché de 6,9 milliard d’euros et 100 000 emplois tous secteurs confondus.

►Le bio en Bourgogne-Franche-Comté


Dans la région depuis 2013, les surfaces consacrées à l’agriculture biologique ont augmenté de 30%.
En 2015, avec 108 000 hectares en bio, la bourgogne-Franche-Comté détient 8,2% de la surface bio nationale. Le bio y représente 4,4% des surfaces agricoles de la région, la classant à la 7e place des régions françaises. Mais ce résultat est contrasté selon les départements. Le Jura et la Haute-Saône se distinguent avec 8% de leurs terres agricoles en bio. La part de surface bio la plus de la région se trouve en Saône-et-Loire, avec seulement 2,3% des surfaces agricoles. (Chiffres Agreste BFC)
Les surfaces bios de la région sont majoritairement consacrées aux céréales, au fourrage, et à l’élevage bovin. Mais toutes les branches de l’agriculture se tournent vers cette agriculture.
En 2014, 170 243 poulets bios sont élevés pour leur chair en Bourgogne-Franche-Comté (en France il y en a 8 564 035).

►Naissance d’une filière franc-comtoise de poulets bio


Olivier Hézard, invité de la matinale, est éleveur de poulet bio à Villers- Bouton, en Haute-Saône, et il vend directement sa production dans des magasins spécialisés et des boucheries. Très vite il se rend compte qu’il ne peut plus répondre à la demande croissante des consommateurs. Il constate aussi que les autres éleveurs de la région ont des petites productions et ne vendent pas dans les magasins bios. Comment répondre à une demande de plus en plus forte ? Il y a 2 ans l’idée lui est venue de créer une filière 100% franc-comtoise. Il s'inspire d’une expérience alsacienne lancée en 2010 qui permet aujourd’hui à 12 éleveurs de vendre 4000 poulets par semaine.
© Pixabay
© Pixabay

Olivier Hézard et son associé Maxime Hosatte se lancent dans l’aventure. De l’accouveur jusqu’à la commercialisation, tout se fait en Franche-Comté. C’est un accouveur de Haute Saône qui fournit les poussins. Ils sont nourris grâce à des aliments bios venant de la minoterie Dornier, installée dans le Doubs. Des partenaires avec lesquels Olivier Hézard travaillait déjà. Après 12 semaines, les poulets sont abattus au Château d’Uzel à Pelousey dans le Doubs : un abattoir avec une certification bio appartenant à l’Adapei qui fait travailler des handicapés.
Actuellement 6 éleveurs ont rejoint cette filière, 4 en Haute-Saône et 2 dans le Jura. Pour commencer 250 poulets doivent être commercialisés chaque semaine, l’objectif est d’arriver à 1000 afin de pouvoir répondre à la forte demande dans la région. Une étiquette verte avec la mention "poulet bio élevé par nos éleveurs de Franche-Comté" distinguera cette volaille des autres.


Les autres thèmes de 9H50 le matin du 14 décembre 2017



•Une maison d’édition de la région : les éditions Grinalbet


Sébastien Bressand nous présente la maison d’édition Grinalbert basée à Besançon. Depuis 2005, Grinalbert édite des livres-audio et depuis 2013 des livres CD. Une  exigence littéraire, un travail avec des illustrateurs et une collaboration avec des comédiens aboutissent à des ouvrages originaux, à lire et/ou à écouter.


•Une bloggeuse culinaire : Lucie Brisotto


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Un blog qui propose des plats sains et gourmands / © Lucie Brisotto
Un blog qui propose des plats sains et gourmands / © Lucie Brisotto

Elle propose des plats sains et gourmands, à base de produits naturels. Des plats faciles à réaliser et accessibles à tous.

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François Marie Lapchine nous emmène dans la verrerie de Passavant-la-Rochère installée dans la commune depuis 1475. Une vieille histoire ! Si la production s’est mécanisée dans les années 1970, La Rochère produit encore du "fait main, soufflé bouche" et en 2008 elle est reconnue entreprise du "Patrimoine vivant". L’entreprise continue à innover, avec un petit plus cette année.
Des boules de Noël en verre / © Pixabay
Des boules de Noël en verre / © Pixabay

Pour la première fois, les maîtres verriers vont réaliser des boules de Noël, des pièces uniques qui seront estampillées au nom de la verrerie.


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Ce livre nous parle d’un paradoxe contemporain : beaucoup apprécient leur travail, mais ils en souffrent. Ils se plaignent des contraintes, de l’urgence, des pressions économiques, des conflits. Parfois cela peut se terminer par un "burn-out". Cette enquête menée dans différents secteurs professionnels tente de comprendre comment on en est arrivé là et ce que l’on peut faire pour améliorer les choses.



















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