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Documentaires

Le lundi à 23h05, deux documentaires de 52 minutes racontent la vie des régions de France 3.
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“Chevaux de bataille, une épopée normande” : à voir le samedi 17 mai à 15h25.

Poche de Chambois, Août 1944. / © Imperial War Museum à Londres
Poche de Chambois, Août 1944. / © Imperial War Museum à Londres

Cette année 2014, la Normandie est au cœur d'événements majeurs : les Jeux Équestres Mondiaux, le Centenaire de la Grande Guerre et le 70ème anniversaire du Débarquement. Triptyque dont le cheval est le lien sur sa terre d’élevage, la Basse-Normandie.

Par Melinda Lellouche

Un documentaire de Pascal Vannier et François Hérard.
52 minutes.
Une coproduction France Télévisions, Equidia et TGA Production.


Bande-annonce du documentaire "Chevaux de Bataille"
Depuis plus de 10 siècles, le cheval fait la vie des Normands, naisseurs et utilisateurs. Aujourd’hui, pour leurs loisirs, la compétition et les courses. Hier dans le quotidien des champs et des transports. Hier, encore dans les grands conflits de l’Histoire. Guillaume, le cavalier, Guillaume le Conquérant s’empare de la nation du cheval, l’Angleterre, grâce à ses destriers, acquis notamment aux grandes foires de Lessay et de Falaise.
Les campagnes napoléoniennes, la guerre de 1870 et la Grande Guerre ont fait des haras de Saint-Lô dans la Manche et du Pin dans l’Orne des « usines à chevaux de guerre ».

Le demi-sang, qui est à la fois le « trotteur de compagnie » et le coursier des hippodromes mais aussi le cheval de selle, est le sacrifié de 14/18, où un cheval tombe en même temps que deux hommes, sur le front du Nord. Avec Eric Baratay, auteur d’un livre étonnant, Le Point de vue animal, nous aurons ce parti –pris pour traiter de la Grande Guerre. Sans oublier le Percheron, première célébrité des équidés de Normandie, né, en partie, des souches arabes laissées par la défaite des Sarrazins à Poitiers en 732. Deauville s’installe comme capitale du pur-sang dès la moitié du XIXème siècle et paiera, plus tard, ce privilège, dès les premières heures de l’Occupation de 1940.

Des grands haras détenus, notamment par Marcel Boussac, le « roi du coton », la famille Rothschild, ou le plus Deauvillais des Américains, Ralph Beaver Strassburger, verront leurs meilleurs étalons déportés en Allemagne, sur ordre de hauts dignitaires du IIIème Reich. Altefeld, dans la Hesse, fut l’un des haras choisis.

Tous les chevaux ne rentreront pas en Normandie après la guerre, là, où le Débarquement puis la débâcle allemande provoqueront de nombreuses destructions et de pertes au cœur de l’élevage normand, au cœur de toutes ses races.

Ce sont des sagas de chevaux qui nous emmènent vers les hommes et leur histoire commune. Ce sont des archives inédites, papier, photographiques, filmées par les Actualités et des amateurs, des toiles de maîtres appartenant au patrimoine régional, qui aideront à raconter une histoire méconnue d’une filière équine restée, aujourd’hui, la première de France; portée aussi par une reconnaissance internationale.