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Documentaires

Le lundi à 23h05, deux documentaires de 52 minutes racontent la vie des régions de France 3.
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“Sur la route des blockhaus” : à voir le samedi 3 mai à 15h20 sur France 3 Haute-Normandie

© Michel Quinejure / Scotto Productions
© Michel Quinejure / Scotto Productions

Avant-première à Dieppe mardi 29 avril en présence du réalisateur Michel Quinejure

Par Melinda Lellouche

En Haute-Normandie

France 3 Haute-Normandie et Scotto Productions organisent à Dieppe ce mardi 29 avril une projection en avant-première du documentaire de Michel Quinejure "Sur la route des blockhaus".
Si vous souhaitez assister (dans la limite des places disponibles) à cette projection prévue à 19h00 au cinéma Rex de Dieppe (3 place Nationale) contacter le service communication de France 3 Haute-Normandie (pour réserver et obtenir votre invitation) en écrivant à :   communication.hbnormandie@francetv.fr

(ou en téléphonant au 02 35 58 80 08)


Ce documentaire sera diffusé le samedi 3 mai 2014 à 15h20 sur les antennes de France 3 Haute-Normandie, France 3 Basse -Normandie, France 3 Bretagne, France 3 Pays de la Loire et France 3  Ile-de-France
Autre diffusion :  le samedi 7 juin à 15h20 sur France 3 Picardie et  France 3 Nord-Pas-de-Calais

"Sur la route des blockhaus" :

Les blockhaus disparaissent peu à peu de notre environnement, mais beaucoup semblent encore résister à l’assaut, sans répit, du travail du temps, des embruns et des hommes.
 / © Michel Quinejure / Scotto Productions Réputés indestructibles par leurs bâtisseurs, ils finissent néanmoins par disparaître totalement, rongés par les éléments, l’érosion naturelle, en équilibre instable à flanc de falaise, en apesanteur, prêts à sauter dans le vide dans un dernier soubresaut avant l’ultime agonie.

Doit-on supprimer les blockhaus ou les conserver comme témoins de l’Histoire ?
Ce film veut faire appel à la conscience historique et au devoir de mémoire pour les générations futures. L’idée est de poser un regard nouveau sur ces bunkers, pour la plupart désaffectés. À l’aube du 21ème siècle, qu’en est-il des blockhaus ? Par ce prisme, il s’agit aussi de réveiller les souvenirs liés à ces vestiges, vidés de leur contenu et de leur sens.

VIDEO : bande annonce du documentaire

bande-annonce : sur la route des blockhaus

Un documentaire de  Michel Quinejure.
52 minutes.
Une coproduction : Scotto Productions et France 3 Haute-Normandie.
Avec la participation du Centre National de la Cinématographie et de l'image animée du Pôle Image Haute-Normandie.
En partenariat avec le CNC du Ministère de la Défense, Secrétariat général pour l'administration, Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, de la PROCIREP et ANGOA.



Les blockhaus sont liés à l’oppression et à l’occupation pour toute une génération issue de la guerre.
La plupart sont enterrés ou  enfouis sous la végétation. La volonté d’oubli est dominante depuis la fin de la guerre et peu à peu la nature reprend ses droits, créant des ambiances propices à l’imaginaire du cinéma fantastique. Les derniers bunkers, conçus pour durer 1000 ans selon la propagande allemande, se retrouvent dans des équilibres instables, à flanc de falaise, prêts à tomber, entraînant dans leur chute inexorable la fin symbolique d’un empire déchu.


Soixante-dix ans après l’arrêt du conflit, faut-il considérer les blockhaus comme des monuments historiques ?  Faut-il les classer, les restaurer ou les détruire ?
Faut-il les conserver au titre du devoir de mémoire ou effacer définitivement les traces du passé ?

Sur la route des blockhaus, nous parcourons le littoral du Mur de l’Atlantique sur les côtes de la Manche.

Du Pas-de-Calais, où les Allemands attendaient le débarquement, face à l’Angleterre toute proche, jusqu’à la Normandie où a eu lieu le débarquement, le regard sur les blockhaus n’est pas le même. Très tôt, la Normandie a su prendre en compte son patrimoine historique, préserver des sites et même classer des ouvrages.  Ailleurs, où les blockhaus ne sont pas liés à l’histoire du débarquement, ils sont encore considérés comme des verrues dans le paysage et le tabou subsiste.

Transformés en cellier, abris de jardin ou en habitats précaires pour sans domiciles fixes, les blockhaus sont souvent l’objet de rejets. Quelques passionnés arpentent ces vestiges désaffectés à la recherche d’émotions fortes et de traces d’une histoire encore proche. Véritable terrains de jeu pour les enfants de la plage et pour archéologues amateurs, ces mastodontes de béton ne laissent personne  indifférent. 

Au moment où nous fêtons le Soixante-dixième anniversaire du débarquement, il n’est pas inutile de se pencher sur ces vestiges, dont beaucoup furent construits par des Français, et des entreprises françaises, de force ou de plein gré.

Prendre en compte le patrimoine des blockhaus pour regarder l’histoire en face et ne pas oublier, c’est aussi un devoir de mémoire.