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Le film n’a pas vocation à faire une analyse historico-sociologique à l’aide d’interviews de spécialistes.

Par Emmanuelle Gayet

Il s’appuiera sur la rencontre avec des gens de la région qui feront découvrir un savoir-faire, une particularité ou au contraire la déclinaison d’une pratique commune à la Charente-Maritime et au Québec.

La France étant le pays de la gastronomie et de l’art culinaire, nous commencerons notre aventure par une rencontre avec un grand chef rochellais. Au détour d’un cours de cuisine de haut-vol lors duquel elle s’initiera à la préparation de mets raffinés notre cousine québécoise s’interrogera sur la gastronomie comme lien social chez les français : diner chez des amis, sorties au restaurant, apéritifs en terrasse ou cours de cuisine, le repas est aussi un prétexte convivial pour créer et conserver du contact avec l’autre.
Sur le même thème, elle accompagnera une famille lors d’un déjeuner dominical et passera en revue « les types de repas » que nous prenons, plus spécifiquement dans le cadre du travail : sandwich ou « sur le pouce », brasserie ou cantine etc… qu’elle pourra mettre en parallèle avec les habitudes québécoises.

Pour finir sur cette note gourmande et en apprendre un peu plus sur la façon dont nous remplissons notre frigo, nous irons à la rencontre d’un couple de maraichers qui propose fruits et légumes dans les marchés mais aussi directement « à cueillir » sur leur exploitation, une pratique qui remporte de plus en plus de suffrages, à la fois dans un souci d’économie mais aussi par volonté de « bien manger » avec des produits de qualité.

Bons vivants par nature, nous apprécions aussi en grande majorité – et tant mieux pour notre santé – de nous dépenser, de bouger, bref de pratiquer une activité physique ou sportive, si simple soit-elle. Cela peut aller de la simple balade entre amis au volley-ball en club mais aussi à des sports extrêmes. Les habitants de la côte atlantique ont la chance, avec la proximité de l’océan, d’avoir à leur portée une multitude d’activités liées à l’élément marin.

Si l’on connaît beaucoup de sports de glisse et de vent assez physiques et réservés plutôt à des sportifs aguerris – planche à voile, long board, windsurf, kitesurf etc…- d’autres, abordables par les moins entrainés d’entre nous se développent depuis peu, tel le longe-côte.
Sur l’ile de Ré, nous assistons à un cours donné par François qui organise toute l’année ces balades en bord de plage pour petits et grands. Le principe est de marcher dans l’eau – combinaison obligatoire en hiver sous peine d’hypothermie – à allure plus ou moins modérée, de l’eau aux chevilles ou jusqu’à la poitrine en fonction de la résistance que l’on souhaite rencontrer. Les bienfaits, physiques et sensoriels, sont multiples : oxygénation du corps et de l’esprit, amélioration du retour veineux, travail du système cardiovasculaire, effet massant…. le tout sans avoir la moindre courbature le lendemain grâce à la résistance de l’eau ! L’avantage étant aussi que l’on peut discuter, contrairement à d’autres activités qui essoufflent, ce qui permet aux participants de lier connaissance.

Le bricolage est depuis quelques années de plus en plus en vogue : homme ou femme, jeune ou moins jeune, une certaine partie des français aime apprendre à s’occuper de sa maison et se débrouiller par elle-même pour les petites réparations du quotidien ou la « customisation » d’un meuble ; les cours de bricolage de plus en plus nombreux et les magasins spécialisés assaillis les week end sont là pour le prouver.
Mais le bricolage n’est pas forcément réservé à un usage personnel, il peut aussi être l’occasion d’un échange de services. Ainsi, nous rencontrons Anouck qui fait partie d’un S.E.L, Service d’Echanges Locaux. Ce système d’entraide qui, drôle de hasard, a été inventé par nos cousins québecois à la fin des années 70, propose à des personnes ayant une compétence particulière – bricolage, donc, mais aussi couture, jardinage.. - de les mettre à disposition d’autres personnes ayant besoin de ce savoir-faire. En échange, elles pourront recevoir l’assistance de la personne qu’elles ont aidée ou d’un autre adhérent du S.E.L. doué d’un talent qu’elles-mêmes n’ont pas.

Avec Anouk, nous nous rendons chez Marithé, une adhérente qui reçoit aujourd’hui l’aide de plusieurs autres membres du S.E.L local pour la confection d’une crédence en mosaïque de carrelage. Munie de marteau, pince et autres outils, notre québécoise prend part à l’aventure. Ce faisant, elle échange avec les différents participants afin d’en savoir plus sur l’association, son fonctionnement mais aussi sur les motivations de chacun. Et de découvrir qu’on peut allier économie, solidarité et bons moments passés ensemble.

Brocante, vide-grenier, marché aux puces, il semble que nous soyons assez friands du chinage, aussi bien en tant que vendeur qu’en tant qu’acheteur. L’opportunité pour les uns de se débarrasser de vieux objets dont ils se sont lassés ou qui sont devenus inutiles ou démodés et pour les autres de dénicher des occasions à prix modiques, des petites merveilles pour les collectionneurs. Une pratique où chacun peut trouver son compte et qui est en plus finalement éco-citoyenne puisqu’elle limite la quantité de déchets en offrant une seconde vie à nombre d’objets.

Nous suivons Béatrice, une jeune mère de famille qui organise son premier vide-grenier dans un petit village de la région. La journée commence très tôt avec l’installation du « stand » loué pour l’occasion. Déchargement des cartons, agencement des objets pour les mettre à leur avantage, plus d’une heure passe avant que Béatrice soit prête et que le vide-grenier accueille les premiers clients potentiels.
Pendant plusieurs heures, nous observons le défilé plus ou moins dense de curieux venus se balader ou d’amateurs habitués dont le coup d’œil sûr ne trompe pas. Avec Béatrice, nous expérimentons la vie de « commerçante d’un jour », apprenons à négocier, à vanter les mérites de tel jeu qui « a fait la joie du petit dernier », à proposer des lots de « trois pour le prix de deux » afin de mieux faire affaire. Bref, nous nous prenons au jeu et découvrons l’aspect ludique de la chose. Et cerise sur le gâteau, nous réalisons en fin de journée que la journée a été plus que fructueuse avec un très beau bénéfice – toutes proportions gardées, bien sûr.

De quoi faire un peu de shopping sur les stands voisins, par exemple. L’occasion aussi de faire le bilan de cette journée de brocante et de la comparer aux « vide-garage » québecois.

Une coproduction France Télévisions/Eliocom
Une film de Pierre Bascoul

Une canadienne en vacances - Bande annonce