Assises de la ruralité: pour Valls, l'Etat doit “repenser sa présence dans les territoires ruraux”

© François Nascimbeni / AFP
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Manuel Valls a affirmé vendredi que l'État devait "repenser sa présence dans les territoires ruraux" et assuré que les "assises de la ruralité" prévues en octobre permettraient de "réaffirmer le rôle de l'État en matière d'aménagement du territoire".

Par Lionel Gonzalez

Le Premier ministre s'exprimait à Fère-Champenoise (Marne), deux jours après que le gouvernement a annoncé pour octobre des assises décentralisées
destinées à "poser l'acte fondateur d'une nouvelle politique" visant à "combattre la relégation" des campagnes. "Une conviction sera au coeur de tous ces travaux: l'État doit repenser et renforcer sa présence dans les territoires ruraux", a déclaré M. Valls, selon son discours, faisant valoir que "le sentiment de relégation naît lorsque les services publics s'en vont". Ces rendez-vous "doivent également permettre de réaffirmer le rôle de l'État en matière d'aménagement du territoire, c'est-à-dire de préparation de l'avenir pourchacun des territoires", a-t-il aussi estimé.

Revenant sur la réforme territoriale qui suscite des craintes dans les milieux ruraux en raison de la volonté initiale de supprimer les conseils généraux, le Premier ministre s'est voulu rassurant: "la proximité est essentielle", a-t-il dit. Selon lui, l'avenir des conseils départementaux ruraux "sera fonction du niveau de force et d'intégration des intercommunalités". Il a rappelé que trois cas de figure sont envisagés: "dans un nombre restreint de départements dotés d'une métropole, la fusion du département avec le territoire métropolitain paraît logique, en s'inspirant du modèle lyonnais, qu'il faudra adapter au cas par cas." "Dans les départements dotés d'intercommunalités fortes, je crois que les compétences du département devront être transférées à une fédération d'intercommunalités", a-t-il poursuivi.

"Enfin, dans les autres départements, là où les communautés de communes n'auront pas la masse critique suffisante, la force, pour assumer les compétences départementales, là, le conseil départemental perdurera, avec des compétences simplifiées", a assuré le chef du gouvernement.

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