Drones : l’une des trois personnes interpellées réside en Alsace

Deux hommes et une femme ont été arrêtés mercredi 5 novembre. Ils auraient fait voler deux drones à proximité de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher). Ils ne sont pas impliqués dans le survol d'une quinzaine de centrales depuis début octobre.

Par Caroline Moreau

Deux hommes de 24 et 31 ans - dont l’un réside en Alsace - et une femme de 21 ans ont été arrêtés mercredi après-midi aux abords de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire Cher). Repérés par une patrouille de routine de la gendarmerie "à une centaine de mètres" de l'enceinte de la centrale, ils étaient en possession de deux drones.

t. La jeune femme, âgée de 21 ans, a été relâchée dans la journée de jeudi. Maintenus en garde à vue depuis leur interpellation, les deux hommes ont quant à eux été libérés vendredi 7 novembre dans l'après-midi.


Pas d'implication avec le survol des autres centrales

Les enquêteurs écartent leur implication dans la récente série de survols de réacteurs un peu partout en France, dont celui de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) le 31 octobre dernier.

Ils ont été placés en garde à vue pour "survol volontaire par  pilote d'un aéronef d'une zone interdite", a indiqué à l’AFP Marie-Pierre Viret, substitut du procureur de Bourges. "Ils ne sont pas soupçonnés d'être les auteurs de survols d'autres centrales nucléaires" par des drones, a-t-elle ajouté.
Ce sont "des passionnés de modélisme" qui ont expliqué aux gendarmes avoir eu "l'intention de filmer leur bateau télécommandé", a déclaré Vincent Bonnefoy, le procureur de Bourges. "Le bateau existait bien. Effectivement, il se trouvait sur le lac à côté de la centrale", a ajouté le procureur de la République. 
Le trio est formé d'un couple dont l'homme, qui "travaille pour un prestataire de services de la centrale, en serrurerie-métallurgie" fêtait ce jour-là son anniversaire en compagnie d'un ami, un chauffeur de poids-lourd originaire d'Alsace venu lui rendre visite, selon le procureur. Ils voulaient simplement passer "du bon temps en tant que passionnés de modélisme", a-t-il conclu. L'une de ces personnes avait déjà fait voler un drone dans le même secteur le
24 octobre dernier, et réalisé une vidéo avec un drone présentant un bateau naviguant dans la même zone. La vidéo ne montrait pas la centrale, a encore indiqué M. Bonnefoy.


Délit passible de prison

Depuis octobre, une quinzaine de vols de drones ont été signalés au-dessus ou aux abords de centrales nucléaires françaises, mettant les autorités dans l'embarras. Jusqu'à mercredi, aucun suspect n'avait été arrêté dans le cadre des enquêtes. 

Les personnes arrêtées dans le Cher sont "totalement inconnues de la justice" et n'ont semble-t-il aucune revendication concernant la protection des centrales ou l'énergie nucléaire, a encore indiqué M. Bonnefoy au Berry Républicain.

Pour rappel, en France, le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. C'est un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

Source : AFP











Sur le même sujet

Les + Lus