Le caillasseur du policier d'Epernay condamné à quatre ans de prison

Publié le Mis à jour le
Écrit par I.G. avec Lionel Gonzalez

Saisie en appel, la cour d'assises des Ardennes a confirmé mardi soir la condamnation de Morad Anassar à quatre ans d'emprisonnement pour avoir grièvement blessé un policier en 2010 dans le quartier Bernon, à Epernay.

Après presque quatre heures de délibérations, les jurés de la cour d'assises d'appel des Ardennes ont rendu leur verdict en condamnant Morad Anassar à quatre ans d'emprisonnement. La même peine à laquelle l'accusé avait déjà été condamné en première instance à Reims le 13 décembre 2013 pour avoir jeté des pierres en direction des policiers. Le verdict n'a pas confirmé par contre l'interdiction de séjour à Epernay.



Comparaissant libre sous contrôle judiciaire, le condamné est parti directement en prison à la suite du procès. Selon ses avocats, il pourrait se pourvoir en cassation.



Rappel des faits

Les faits s'étaient déroulés le 8 mars 2010 lorsqu’une patrouille de la sécurité publique d’Épernay tentait d’interpeller Mouhamadou Danfakha, plus connu sous le nom de Saï, rappeur du quartier de Bernon. Rapidement, le contrôle dégénère. La patrouille est alors victime de multiples jets de pierres et de morceaux de parpaing. Le brigadier-chef Michel Husson, 49 ans, atteint au visage, s’écroule.



En tout, neuf personnes sont interpellées. Les deux principaux accusés ont comparu pendant trois jours en décembre 2013, accusés d’avoir jeté les pierres qui ont grièvement blessé le brigadier-chef. Ils niaient toute participation.

Un jeune de 17 ans (au moment des faits) reconnaît avoir été sur place, mais niait avoir lancé la moindre pierre sur les policiers.



Le second homme, Morad Anassar (20 ans à l’époque), niait également avoir lancé un quelconque projectile sur les policiers. Il expliquait avoir été sur place au début mais avoir quitté les lieux bien avant les jets de pierre. C'est lui qui avait fait appel et pour qui ce procès s'est déroulé à Charleville-Mézières ce lundi et mardi 16 et 17 mars.



Depuis 2010, le brigadier-chef n’a pas repris son travail.
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