• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

3 (bonnes) raisons de regarder “Marceline. Une femme. Un siècle” lundi 15 octobre après le Soir 3

Marceline Loridan-Ivens / © Cordelia Dvorák
Marceline Loridan-Ivens / © Cordelia Dvorák

Marceline. Le prénom est peu courant. À l'image de celle qui le porte : Marceline Loridan-Ivens. La réalisatrice Cordelia Dvorák, dresse de cette femme exceptionnelle, un portrait tout en douceur. Raison de plus de regarder ce documentaire diffusé lundi 15 octobre après le Soir 3.

Par Sophie Gueffier

Cela pourrait tenir en trois mots : liberté, égalité, fraternité. 

Cela pourrait se raconter en trois étapes : Le camp d'Auschwitz-Birkenau, le cinéma et l'écriture. 

Cela pourrait se dérouler sur trois continents : l'Europe, l'Afrique et l'Asie.

Mais cela ne suffirait pas.

Ne manquez pas le portrait de Marceline Loridan-Ivens dressé dans le documentaire de Cordelia Dvorák : "Marceline. Une femme. Un siècle."

Voici nos trois raisons de voir absolument ce documentaire. 
 



1. Rencontrer une femme libre, une femme d'exception

Dans la vie, si on a des vrais rêves, il faut les accomplir, aller au bout! 

Voilà une petite phrase qui résume à elle seule le parcours de toute la vie de Marceline Loridan-Ivens. 
Après avoir survécu à l'horreur absolue dans le camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau, elle a mené sa vie en toute liberté. 
Elle a choisi ses combats. 
Ils avaient pour noms liberté, égalité des droits, luttes populaires : tout casser pour tout changer.
Et reconstruire. 
Sans peur.

La peur, on s'y habitue, on la domine. J'avais déjà vécu la guerre : c'était pire. Les gaz : c'était pire. Pourquoi tu en reviens - (ndlr :des camps) - ? (...) ça a un rapport avec l'amour, c'est la force vitale que tu as en toi, la capacité d'aimer les autres, de se réjouir. C'est des tempéraments.

Marceline Loridan-Ivens a ainsi parcouru le monde pour rendre compte, dans ses films, de la première année de l'indépendance algérienne, de la lutte pour l'indépendance vietnamienne ou encore de la Révolution Culturelle en Chine. Un tour du monde des visions de la liberté.

2. Écouter une femme pleine d'amour 


Marceline a pris le chemin de l'amour des autres. Elle nomme cela "sa valise d'amour".

Il fallait les aimer, pour les suivre dans leurs luttes. Il fallait de l'empathie pour les écouter et transmettre leurs points de vue dans ses films. 

Elle a également suivi les combats des femmes, à sa manière, par solidarité et par amitié :

Je n'ai signé le manifeste des 343 salopes que par solidarité : mon corps était sec, rien n'a jamais germé en moi.

Après l'internement, elle a choisi d'aimer les hommes, qu'ils soient de passage ou de toute une vie, comme son mari Joris Ivens. 

Il disait qu'il était le vent et que j'étais le feu.

3. Un témoignage indispensable

À l'image de Simone Veil, à qui France 2 a consacré un documentaire dont voici un extrait ci-dessous, Marceline raconte ses souvenirs du camp :

Construire des usines pour supprimer un peuple de la terre, il n'y a rien de pire. C'est l'horreur. C'est impardonnable. Moi, je ne leur pardonnerai jamais.
On est loin d'en avoir tiré les leçons. Un jour il faudra. D'où la nécessité de laisser des traces parce que, nous, les survivants, allons bientôt disparaître. 

Comme Simone Veil, quelque temps avant elle, Marceline Loridan-Ivens a disparu le 18 septembre 2018 à l'âge de 90 ans. 
Les survivants des camps de la mort ont encore perdu une de leurs voix. 

Elle nous laisse en guise de témoignage livres et films et entretiens. 


 

Marceline. Une femme. Un siècle

Elda productions en co-production avec Avrotros et France 3 Grand Est. 
Un film de Cordelia Dvorák.

A lire aussi

Sur le même sujet

toute l'actu cinéma

Tournesol géant

Les + Lus