Alsace : la justice donne une semaine à l'ancien PDG de Caddie pour boucler son offre de reprise

Publié le Mis à jour le

Placé en redressement judiciaire le 4 janvier dernier, Caddie espère trouver un repreneur. Le tribunal de Saverne, qui a examiné ce mardi 22 février les propositions de reprise du fabricant de chariots de supermarchés basé à Dettwiller, donne une semaine à l'ancien directeur Stéphane Dedieu pour trouver les financements de sa proposition de reprise.

Les 139 salariés de caddie retiennent leur souffle. C'est aujourd'hui, ce mardi 22 février, que la chambre commerciale du tribunal de Saverne a examiné les ou plutôt l'offre unique de reprise du fabricant historique de chariots de supermarchés basé à Dettwiller depuis 2017.

C'est celle de l'ancien PDG, Stéphane Dedieu, associé à d'autres investisseurs et qui prévoit notamment de sauver 111 emplois sur 139 et de passer de 38 heures 30 actuellement à 35 heures. L'offre avait obtenu le soutien des salariés : 83 sur 116 votants l'ont approuvé. Une offre qui a retenu aussi l'attention du tribunal de Saverne : il laisse une semaine à Stéphane Dedieu pour trouver les financements pour finaliser sa proposition de reprise.

Certains salariés avaient caressé l'espoir de monter une scop, une société coopérative et participative mais il fallait, pour cela réussir, à mobiliser au moins 63 d'entre eux autour du projet, un nombre qui n'a pas été atteint.

La troisième proposition, celle d'un groupe industriel qui ne voulait racheter que la marque, est mise pour l'instant de côté et réexaminée en cas de liquidation judiciaire.

Caddie, entreprise alsacienne qui existe depuis un siècle, longtemps leader dans la fabrication de chariots, connaît des déboires depuis le début des années 2000. Un premier redressement judiciaire est prononcé en 2012 puis une deuxième en 2014. Fin 2021, Caddie se place en cessation de paiement avant d'être mise en redressement judiciaire le 4 janvier pour la troisième fois.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité