Avenir institutionnel de l’Alsace : la réponse des députés alsaciens de la majorité

Photo d'illustration. / © Alexandre MARCHI. MAXPPP
Photo d'illustration. / © Alexandre MARCHI. MAXPPP

En Alsace, la réponse des députés macronistes n'a pas tardé. Dans un communiqué, ils réaffirment leur attachement au Grand Est et rejette l'idée d'un référendum pour recueillir l'avis des Alsaciens, préférant s'en remettre à la consultation organisée par le préfet.

Par Catherine Munsch

Après la lettre ouverte adressée mardi au président de la république, par des élus alsaciens de l'opposition "non macronistes" lui demandant un référendum, la réaction des députés de l'opposition "macronistes" ne s'est pas fait attendre. Ils expriment leur désaccord avec l'idée de consultation populaire par l'intermédiaire d'un référendum, et dans un communiqué adressé à la presse ce mercredi  ils déclarent faire confiance au préfet pour trouver une solution pour "construire une nouvelle collectivité, dotée de responsabilités élargies pour construire une véritable ambition territoriale au sein du Bassin rhénan".


On sait déjà que la marge de manoeuvre du préfet Jean-Luc Marx sera étroite. Deux grandes lignes sont évoquées: "une entente interdépartementale" ou "la création d'un département d'Alsace". Le préfet du Grand Est devra rendre ses conclusions au printemps 2018. Rappel des faits: Un sondage réalisé par l'Ifop indiquait mardi qu'une large majorité d'Alsaciens souhaiterait l’organisation d’une nouvelle région Alsace. Suite à ce sondage à l'initiative d'un groupe de réflexion constitué de Perspectives Alsaciennes, Initiative Citoyenne Alsacienne, Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle et Alsace Région d’Europe, des parlementaires de l'opposition "non-macronistes"ont adressé une lettre au président de la République pour demander un référendum lors des élections européennes de 2019.

Suite à ce courrier, des députés de l'oppostion "macronistes" réagissent eux aussi. Ils sont contre l'idée d'un référendum. Pour eux : "la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l'avenir institutionnel de l'Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions. "


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