REPLAY. Un mois après l'incendie de l'écoquartier d'Ostwald, une habitante revient sur les lieux : "il n'y a plus rien, on a tout perdu"

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Écrit par Morgane Hecky .
19/20 Alsace du jeudi 11 août© France 3 Alsace

Quasiment un mois après l'incendie qui a ravagé l'écoquartier d'Oswald, c'est l'heure du bilan. Au menu également du JT de France 3 Alsace, les fouilles archéologiques au sommet du Purpurkopf et le restaurant solidaire Emmaus à Bischeim.

Retour sur l'incendie du 14 juillet qui a ravagé l'écoquartier d'Ostwald. Les sapeurs-pompiers ont été appelés pour un feu de balcon, mais à leur arrivée, l’incendie s’était déjà propagé à plusieurs habitations. Cinq maisons et neuf logements individuels avaient été ravagés. 

La maison de Latifa Hadigi est partie en fumée, elle a encore du mal à revenir sur les lieux du sinistre. Le monde s'est effondré pour elle, son mari et ses trois enfants. Elle livre ses impressions : "Cet endroit habituellement est rempli de vie, il y a des enfants qui jouent partout. Je les vois encore jouer au ballon. Là tout est calme, tout est mort."

Le soir même de l'incendie, sa famille a bénéficié de la générosité d'un habitant, qui s'apprêtait à partir en vacances en Bretagne. Depuis le 17 juillet, elle loge à un kilomètre et demi de l'écoquartier, dans une maison dont le loyer est payé par les assurances. L'enquête a conclu à un accident domestique.

Les actions de la SPA pour rafraîchir ses pensionnaires

La troisième vague de chaleur se poursuit et les animaux en pâtissent. Ils sont très nombreux, trop nombreux : 400 animaux ont trouvé refuge à la SPA de Strasbourg en l'attende d'une nouvelle famille attentionnée. Les bénévoles redoublent d'efforts pour leur apporter un peu de fraîcheur, comme en utilisant des petites piscines pour enfant en forme de coquillage. Le refuge de Strasbourg est complet depuis le mois de mai.

Sa directrice, Maëva Fabri, explique : "on a les abandons mais on a pas les adoptions qui suivent". La canicule actuelle n'arrange rien. Chez les lapins, on emballe des blocs de glace dans des serviettes pour essayer de les rafraichir. Les adoptions sont toujours les bienvenues, surtout en cette période. 

Un nouveau restaurant solidaire ouvre à Bischheim

Un nouveau restaurant a ouvert à Bischheim dans le Bas-Rhin. Il est installé dans les locaux d'Emmaüs, cette association d'insertion bien connue de tous. Trois semaines après l'ouverture de la recyclerie solidaire et coopérative, c'est au tour du restaurant de se dévoiler. Son directeur Thierry Kuhn nous explique son fonctionnement : "On vient manger, on vient se faire plaisir, et on vient passer un temps de convivialité au milieu de l'espace de vente. C'est aussi et surtout un lieu de formation et d'insertion pour des personnes en difficultés."

Des chevaux aident au nettoyage de Ribeauvillé

À Ribeauvillé le nettoyage des rues, le ramassage des poubelles ou encore le transport d'une citerne pour arroser les massifs floraux se fait grâce à l'aide d'Ewan et Eliott. Ces deux chevaux de race Franche Montagne, élevés en Suisse, ont été recrutés pour leur robustesse, leur calme, et leur polyvalence. La ville a recours aux chevaux pour de nombreuses tâches, y compris en tant que moyen de transport de la police municipale. Un moyen de transport vertueux, peu gourmand en carburant, et peu polluant, ou presque. Harnachés de leur balayeuse, ils arpentent les ruelles de Ribeauvillé, pour le plus grand bonheur des passants. 

Fouilles archéologiques au sommet du Purpurkopf

Dans l'actualité également, cette découverte exaltante dans la forêt de Rosheim sur le site du Purpurkopf. Des fouilles archéologiques ont débuté en juillet pour mettre au jour ce qui pourrait être le plus ancien château d'Alsace. Après quatre jours de fouilles, les éléments récoltés permettent déjà de mieux comprendre l’histoire du site, en contre bas du Champ du Feu. Aucun site comparable n’a jamais été découvert dans un rayon de 300 kilomètres.

Promenade au dessus de la région en biplan

Cet été dans le Grand Est, on se promène dans les airs. Rendez-vous aujourd’hui sur le tarmac de l’aéroport de Nancy-Essey, pour un vol à bord de la réplique d’un petit avion mythique : le Stampe SV4. Les belges Stampe et Vertongen construisent un biplan destiné aux pilotes de chasse dans les années 30, pendant l'entre-deux-guerres. Le succès arrive rapidement et le Stampe SV4 devient un indispensable de la voltige aérienne.

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