12 885 munitions collectées : le bilan de la collecte des armes atteint des sommets dans les Ardennes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Matthieu Mercier .

Du 25 novembre au 2 décembre 2022, le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer a organisé une opération d’abandon simplifié d’armes à l’État, pilotée par le Service central des armes et explosifs.

Cette opération de collecte d'armes généralisée à la France entière a créé la surprise. Non seulement elle a donné lieu à la résurrection de billets de banque dans les Ardennes, mais elle a aussi permis de déposer quantités d'armes qui pourrissaient chez les habitants.

Organisée du 25 novembre au 2 décembre 2022, par le ministère de l’Intérieur cette opération d’abandon simplifié d’armes à l’État, était pilotée par le Service central des armes et explosifs. "L’État a pu offrir aux détenteurs la possibilité de s'en dessaisir simplement ou de les conserver légalement après s’être fait enregistrer avec l’aide d’agents de la préfecture. L’opération a suscité une large adhésion, aussi bien au commissariat de police de Charleville- Mézières qu’à la compagnie de gendarmerie de Vouziers", précise la préfecture des Ardennes.

711 armes enregistrées

En cas d’abandon, la valeur patrimoniale des armes a été estimée en vue d’une éventuelle conservation, par exemple dans un musée. A défaut, l’arme sera détruite.

Ainsi au 2 décembre 2022, le bilan de l’opération dans les Ardennes est le suivant :

  • 711 armes enregistrées

  • 919 armes abandonnées

  • 12 885 munitions collectées

    L’abandon des armes non déclarées reste possible et leur enregistrement est obligatoire dans le système d’information sur les armes (SIA).

    Si la France compte près de 5 millions de détenteurs légaux d’armes, on estime qu’au moins 2 millions de nos concitoyens détiendraient sans titre des armes, principalement de chasse ou issues des Première et Seconde Guerres mondiales. La plupart de ces armes détenues illégalement sur le territoire national ont été acquises par héritage, le plus souvent sans connaître le cadre légal d’une telle détention

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