Ardennes : ils bougent des panneaux de signalisation sur l'autoroute, causent des accidents et sont condamnés à du travail d'intérêt général

Publié le Mis à jour le
Écrit par Matthieu Mercier .

Des inconscients ont modifiés des panneaux sur l'autoroute A34 dans les Ardennes fin décembre, entraînant plusieurs accidents. Ils ont été condamnés à des travaux d'intérêt général le 7 janvier.

Par jeu, ou par ennui, la cause importe peu, en revanche le résultat aurait pu être dramatique. Au cours de la nuit du 28 au 29 décembre 2021, sont signalés au centre opérationnel de la gendarmerie de Charleville-Mézières plusieurs incidents sur le réseau autoroutier A34 (secteur de Boulzicourt, Lumes et La Francheville) relatifs à des modifications de la signalisation de danger mais également au dépôt de détritus divers sur les voies.

Le peloton motorisé de Charleville-Mézières immédiatement engagé en lien avec la direction interdépartementale des routes (DIR) confirme les faits. Des actes volontaires relevant de l’inconscience, voire de la bêtise ont été effectivement perpétrés, tels que des modifications des voies de contournement d’obstacles de manière à diriger les automobilistes vers ceux-ci, des dégradations de la signalisation lumineuse qui était également déposée en pleine voie, tout comme le dépôt sur la chaussée de sacs poubelle ou de pneumatiques usagés.

Travail d'intérêt général

L’épisode nocturne se termine par trois accidents matériels impliquant deux poids lourds et un véhicule léger. L’enquête de la gendarmerie de Charleville-Mézières et de la brigade de recherches de Sedan fait ressortir au total cinq faits de mise en danger qui ont été commis de nuit, entre le 18 novembre et le 29 décembre 2021, sur l’autoroute A34, avec notamment un préjudice matériel estimé à 30.000 euros par la DIR.

"La rapidité des investigations conduites dans le temps de la flagrance a permis à la gendarmerie d’identifier deux individus primo-délinquants et de les interpeller dès le mardi 4 janvier 2022". Présentés à l’issue de leur garde à vue devant le tribunal judiciaire de Charleville-Mézières et reconnaissant les faits, ils ont été condamnés chacun à 175 heures de travail d’intérêt général à réaliser dans les 18 mois. À défaut, ils seront incarcérés pour une période de 6 mois.

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