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Charleville-Mézières : échauffourées en marge de la manifestation des gilets jaunes

Entre 300 et 400 gilets jaunes étaient réunis à Charleville-Mézières ce samedi 22 juin / © Mathieu Guillerot / France 3 Champagne-Ardenne
Entre 300 et 400 gilets jaunes étaient réunis à Charleville-Mézières ce samedi 22 juin / © Mathieu Guillerot / France 3 Champagne-Ardenne

Entre 300 et 400 gilets jaunes ont déambulé dans les rues de Charleville-Mézières, ce samedi 22 juin. Une manifestation qui a commencé avant que des affrontements n'aient lieu aux alentours de 14h30.
 

Par Florence Morel

Les gilets jaunes avaient annoncé un rassemblement national à Charleville-Mézières. Au sein des groupes Facebook, certains commentaires se faisaient menaçants, d'autres au contraire riaient de voir les commerçants et les journalistes de l'Ardennais se barricader à l'aide de panneaux en bois, cloués sur leurs vitrines.

Aux alentours de 14h30, les forces de l'ordre ont lancé des bombes lacrymogènes sur le cortège, d'après notre journaliste présent sur place. "Ça allait très bien et en 15 secondes tout a changé. Au départ, c'était bon enfant", raconte-t-il. Treize interpellations ont eu lieu d'après la préfecture.

Je me trouvais à 15 mètres du début du cortège. Aux abords du pont SNCF qui traverse la ville, en se dirigeant vers la place ducale, les CRS ont lancé des bombes lacrymogènes type GLI et ont chargé en même temps. Des femmes se sont faites matraquer, il y a eu des coups de bouclier et de matraques, ils n'y sont pas allés de main morte. Des CRS aussi ont pris des pierres et des morceaux de verre. Ça volait partout.
- Mathieu Guillerot, journaliste à France 3 Champagne-Ardenne.

Notre journaliste Mathieu Guillerot fait d'ailleurs partie des personnes victimes des jets de gaz lacrymogène. Des gilets jaunes et des street medics lui sont venus en aide. 
 

Les forces de l'ordre, après les lancers de bombes lacrymogènes dans Charleville-Mézières ce 22 juin / © Mathieu Guillerot / France 3 Champagne-Ardenne
Les forces de l'ordre, après les lancers de bombes lacrymogènes dans Charleville-Mézières ce 22 juin / © Mathieu Guillerot / France 3 Champagne-Ardenne

La préfecture des Ardennes avait interdit toute manifestation à Charleville-Mézières. Le but était alors de les confiner aux abords de la ville et des contrôles préventifs avaient eu lieu en amont dans la ville, selon la préfecture. Tout commençait pourtant sous les meilleurs auspices. Sous un grand soleil, entre 300 et 400 gilets jaunes étaient réunis dans le calme vers 13 heures devant l'hôtel de ville de Mézières. La marche se déroulait dans le calme, avec une cinquantaine de black blocks en plus des gilets jaunes.

Le quotiden L'Ardennais avait barricadé ses locaux, afin de minimiser les dégâts

 

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