EN IMAGES. Aube : les vignes ont gelé, mais l'aspersion a pu les préserver

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Franz Pfifferling, photographe amoureux du patrimoine viticole de la Champagne, est allé de bon matin dans les vignes de Celles-sur-Ource (Aube). Il en a tiré de superbes clichés, pris à l'aube de ce dimanche 3 avril.

Un magnifique spectacle. Mais un aléa climatique redouté par dans les vignobles. C'est ce qu'a capturé le photographe Franz  Pfifferling de bout de l'objectif de son réflex Nikon. Pour cela, il s'est levé avant l'aube, ce dimanche 3 avril 2022.

Pendant la nuit, les bourgeons des vignes ont été recouverts d'une fine pellicule d'eau. Par aspersion, c'est comme ça qu'on appelle le phénomène. Cette eau s'est muée en glace... afin de préserver le petit coeur de vie végétale se trouvant dessous.

La méthode est ancestrale; difficile est sa mise en place. C'est donc pour rendre hommage aux vigneronnes et vignerons que Franz Pfifferling, basé à Bar-sur-Seine (Aube), a voulu prendre et partager ces clichés pris dans les vignes de Celles-sur-Ource (Aube, voir carte ci-après).


Le photographe de 35 ans a donné quelques précisions à France 3 Champagne-Ardenne. "C'est toujours impressionnant, l'aspersion. Autant c'est malheureux pour les dégâts éventuels, mais ça fait de belles images : j'adore me lever pour ça, même si c'était dur. Je suis un grand amoureux du vignoble."


"J'ai fait parce que c'est beau, parce que je suis fier de mon terroir et de sa richesse. On ne peut pas mettre en avant l'humain sur ces images [car on n'y voit personne; ndlr] mais ça cache une fourmilière, plein de petites mains qui ont fait nuit blanche pour surveiller, mettre en route, réparer et protéger le vignoble. C'est assez fantastique et on ne se l'imagine pas."


Pour la première fois, cet Aubassadeur (contraction bien trouvée d'Aube et d'ambassadeur) a fait usage d'un drone. Les images qu'il en a tirées sont à couper le souffle (voir la publication Facebook ci-dessous).


"Je trouve que c'est assez émouvant. Beau, mais vraiment chargé d'émotions", conclue Franz Pfifferling. On ne peut pas lui donner tort.