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DECRYPTAGE - La vidéoverbalisation adoptée à Strasbourg, trois questions pour comprendre

Le conseil municipal de Strasbourg vient de valider le projet de vidéoverbalisation dans les rues de la ville. Une mesure de verbalisation via des caméras existantes qui sera mise en place, certainement, avant la fin de l'année. On vous explique le procédé.
Verbaliser les automobilistes en infraction après les avoir repérés sur les caméras de surveillance existantes de la ville, Strasbourg y réfléchissait depuis quelques semaines et le conseil municipal vient de valider le projet. Une mesure déjà utilisée dans de nombreuses autres villes qui entrera, probablement, encore en vigueur d'ici la fin de l'année 2018. Pour comprendre la mesure, trois questions:
 

• Techniquement, comment va se dérouler cette nouvelle forme de verbalisation?

Ce sont certaines des images des 200 caméras de surveillance du trafic du Sirac (Service de l’information et de la régulation automatique de la circulation) de Strasbourg qui seront analysées par un agent de police municipale. Il relèvera la marque du véhicule et le numéro d'immatriculation et en fonction de l'infraction commise, dressera une intervention comme il le ferait en étant au bord de la route sauf qu'il restera derrière l'écran. La contravention arrivera au domicile du contrevenant. 
 


• Quelles sont les infractions verbalisables via la vidéoverbalisation ?

Port de la ceinture, téléphone au volant, excès de vitesse, la loi établit douze infractions verbalisables sur la base de vidéos. La ville de Strasbourg, elle, compte surtout utiliser le dispositif pour faire la chasse aux stationnements gênants provoquant parfois de graves accidents. Un des objectifs affiché étant de sécuriser davantage les cyclistes et les piétons. L'opposition, elle, dénonce une "traque des automobilistes à leur insu".
 


• Cette mesure remplacera-t-elle les policiers dans les rues de Strasbourg ?

"Les agents ont de nombreuses missions. Ils assurent la tranquillité et de nombreux autres pouvoirs municipaux. Les policiers seront dans la rue et derrière les écrans pour encore mieux sécuriser les habitants" selon Pierrette Gunther-Saes, directrice générale adjointe de la sécurité de Strasbourg.  Une étude devra définir les lieux les plus accidentogènes qui seront donc surveillés de près. Des zones qui resteront secrètes, bien entendu.
 
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