Des “passeurs” d'un réseau d'immigration clandestine interpellés à Strasbourg

Un policier de l'OCRIEST (Office central pour la répression de l’immigration irréguliere et de l’emploi d’étrangers sans titre) en charge de l'enquête sur ce réseau de passeurs / © MARTIN BUREAU / AFP
Un policier de l'OCRIEST (Office central pour la répression de l’immigration irréguliere et de l’emploi d’étrangers sans titre) en charge de l'enquête sur ce réseau de passeurs / © MARTIN BUREAU / AFP

Un réseau de passeurs, qui a fait venir illégalement en Europe plus de 500 personnes originaires de la corne de l'Afrique, a été démantelé. Neuf personnes ont été arrêtées, dont 8 en France, à Strasbourg, Modane et Paris.

Par Avec AFP

Parmi les personnes arrêtées, deux Somaliens ont été mis en examen et écroués à Nancy pour aide au séjour irrégulier en bande organisée, a indiqué à l'AFP le vice-procureur de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Nancy, Mathieu Fohlen.
Arrêtées à Strasbourg et écrouées l'une jeudi, l'autre vendredi, ces deux personnes, qui nient les faits, vivent en France depuis plusieurs années, en situation régulière, a-t-il ajouté. "L'instigateur du réseau, arrêté aux Pays-Bas", devrait également être entendu à Nancy, a précisé M. Fohlen.

Selon un communiqué d'Europol, "ce réseau criminel, composé de Somaliens résidant pour la plupart en France et en Italie, a fait passer clandestinement des migrants somaliens de l'Italie vers d'autres pays, dont la Belgique, les Pays-Bas, la France, l'Allemagne et d'autres pays du Nord". Si certaines personnes étaient emmenées depuis l'Italie "en voiture, en train ou en car, d'autres venaient directement d'Afrique vers l'Europe par avion, en passant par l'Asie, et en utilisant de faux papiers", poursuit le communiqué.
Selon la Police aux frontières (PAF), les prix demandés aux migrants variaient de 300 à 13.000 euros "suivant la prestation sollicitée". Les enquêteurs ont découvert des "lieux d'hébergement ainsi que de nombreux dossiers de demandes d'asiles, dont certaines déposées sous plusieurs identités pour un même individu", a précisé la PAF dans un communiqué distinct.

Des logisticiens du réseau à Strasbourg

Le démantèlement du réseau fait suite à "un long travail d'enquête" des autorités italiennes, souligne encore Europol, et à une coopération efficace entre les services des différents pays, qui a permis l'exécution de mandats d'arrêts européens menant à l'arrestation "de l'un des principaux suspects" aux Pays-Bas.

En France, où une enquête est ouverte depuis un peu plus d'un an à Nancy sur cette affaire, ce sont notamment des écoutes qui ont permis d'identifier à Strasbourg "plusieurs logisticiens du réseau".


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