CARTE. Strasbourg : il réalise un tour de France à vélo pour sensibiliser aux maladies infantiles et cardiovasculaires

Clément Grienenberger s'est lancé un pari : parcourir la France et 6.000 kilomètres à vélo au profit de deux associations France AVC et Baskets aux pieds. L'une vient en aide aux victimes d'AVC l'autre aux enfants atteints de cancer.

Il est parti à 7h30 ce jeudi 23 septembre de Schiltigheim, à côté de Strasbourg. Six heures plus tard, quand il décroche son téléphone pour notre interview, Clément Grienenberger en est à son 140e kilomètre. "J’ai du mal à vous dire où je suis exactement, lâche le jeune homme essoufflé, mais c’est en Moselle à la frontière allemande. Ça fait six heures que je pédale, j’ai commencé sous la brume et là j’ai beau temps donc tout va bien." Etape finale de la journée : 200 kilomètres et la ville de Morsbach.

Son objectif : faire le tour de France à vélo, soit 6.000 kilomètres en un mois et demi. "Je n’ai pas vraiment de dead line, mais j’ai dit à ma copine un mois et demi donc je vais essayer de ne pas dépasser", ironise le jeune cycliste.

L’aventure démarre il y a quelques mois pour ce Strasbourgeois, graphiste depuis près de 10 ans.

"J’ai quitté mon travail pour devenir guide de moyenne montagne, mais avant de commencer ma formation, j’ai voulu me lancer dans ce projet de tour de France à vélo. J’ai choisi le vélo parce que c’est l’outil par excellence pour se déplacer à une certaine vitesse tout en profitant du paysage, j’adore la course à pied, mais faire le tour de France à pied, c’est un projet trop illusoire." C’est donc décidé, il fera les 6000 kilomètres à vélo.

Aventure solidaire

Cette aventure, Clément la veut solidaire. C’est pourquoi il a choisi deux associations pour l’accompagner : France AVC et Baskets aux pieds. La première, pour sa maman, victime d’un AVC il y a plus d’une vingtaine d’années. La seconde parce qu’elle concerne les enfants et que ça lui tient à cœur. "En fait, si je fais ça, c’est pour tous ces gens à qui il arrive ces choses qu’on ne maîtrise pas et qui bouleversent leur vie. Moi, j’ai la chance d’être en forme, et de pouvoir réaliser ce parcours avec mes deux jambes, je veux en profiter." L'idée pour lui, c'est délivrer "un message de mobilité".

Ainsi pour avancer dans son aventure, Clément demande un euro pour un kilomètre. L’objectif est d'en récolter 6.000 pour les deux associations. Pour lui, s'engager va aussi l'aider à mener à bien cette aventure. "Pendant les moments difficiles, je penserai aux associations et je sais que ça, ça me boostera pour avancer et ne pas abandonner."

Des moments difficiles, ce trentenaire, qui se décrit comme un grand sportif, risque d’en traverser malgré un entrainement de plusieurs mois. "Tous les jours, je faisais 30 kilomètres à vélo pour aller au travail. Je faisais beaucoup de courses à pied aussi, la dernière c’était 160 kilomètres avec 10.000 mètres de dénivelé. Donc c’était vraiment bien pour s’entraîner, après on verra bien hein."

Des étapes mythiques

Lors de son parcours, le cycliste prévoit de longer les frontières françaises, "une belle balade de 6.000 kilomètres", nous dit-il. Mais il a quand même en tête des étapes précises. "Il y a des endroits que je me réjouis de voir comme la Bretagne, les falaises d’Etretat.Il y a des cols mythiques aussi que j’ai hâte de faire dans les Pyrénées et dans les Alpes aussi."

Si sa mère ne le soutient qu’à moitié dans cette aventure, "trop dangereuse" à ses yeux, son père lui, décide de l'accompagner histoire de le soulager de certaines contraintes logistiques. "Je lui en ai tellement parlé de ce projet qu’il a décidé d’en faire partie aussi, il va louer un camping-car et me retrouver sur certaines étapes, l’idée c’est que je dorme avec lui dans son camping-car."

Le reste du temps, Clément a prévu de dormir sous la tente. Pour se restaurer, il compte sur les épiceries et les boulangeries qu’il croisera en chemin. "Pour manger, ça va être compliqué car en longeant la frontière, je vais vraiment passer par des endroits très jolis mais très perdus aussi."

Le sportif n'en est pas à son premier défi, pendant le confinement, il avait déjà réalisé 1297 boucles à vélo dans sa cour, soit un total de 42,195 km, pour lever des fonds pour les enfants hospitalisés. 

 

 

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