Strasbourg : les salariés de la Soprema veulent être augmentés

Après avoir débrayé ces dernières semaines, les grévistes se rassemblent ce lundi devant l'entreprise spécialisée dans les produits d'étanchéité et d'isolation. Ils demandent des augmentations de salaires pour tous.

L'entreprise est basée dans le quartier du Port-du-Rhin à Strasbourg.
L'entreprise est basée dans le quartier du Port-du-Rhin à Strasbourg. © Laurent Klein

C'est une entreprise qui habituellement fait plus parler d'elle aux pages économiques pour ses bons résultats et ses innovations. Ce lundi, c'est pour un mouvement de grève qu'elle s'invite dans l'actualité. Spécialisée dans les produits d'étanchéité et d'isolation, la Soprema doit déménager dans un tout nouveau bâtiment végétalisé en 2022. En attendant, c'est devant le siège actuel qu'a lieu la manifestation de ce lundi.

Une cinquantaine d'ouvriers a prévu de se rassembler devant le site de la rue de Saint-Nazaire, dans le quartier du port-du-Rhin à Strasbourg entre 9 heures et 17 heures. "Les gens viennent avec la boule au ventre, ils sont fatigués", explique Laurent Klein, membre du CSE. Les grévistes demandent essentiellement une meilleure rémunération pour tous, pour un travail qu'ils disent pénible.

Augmentation de salaire

Principale revendication : une augmentation de salaire de 150 euros net pour l'ensemble du personnel par mois. "Il faut savoir qu'un aide-conducteur qui a plus de 20 ans d'ancienneté gagne 1.350 euros nets par mois. C'est pour ça que les intérimaires ne restent pas, quand ils voient leurs fiches de paie, avec tous les produits chimiques qu'on manipule, ça ne donne pas envie."

Selon ce salarié, le climat s'est tendu ces dernières années, et encore plus ces dernières semaines avec la direction. "On a débrayé déja toute la semaine dernière, deux heures sur chaque poste, plus les week-ends. On a eu une réunion avec la direction mercredi dernier, ils nous demandent d'attendre le 12 juillet pour renegocier. En plein été, nous on ne veut pas, on sera moins nombreux".

Le gréviste enchaîne : "Ca fait trois ans qu'on a des problèmes comme ça. Il y a eu 4 licenciements en un an. La discussion est complètement fermée. On fait des heures supplémentaires tous les samedis, ça montre qu'il y a de l'activité, mais ils refusent pour les salaires". Les salariés se disent tout à fait prêts à se remettre à la table de négociation. "On n'est pas fermés, on est ouverts. Mais la direction ne nous donne aucune garantie pour le 12 juillet."

Contactée par téléphone, la direction n'a souhaité apporter aucun commentaire à ce mouvement de grève.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
social économie