Strasbourg : les magasins sous surveillance des syndicats dimanche

© Sébastien Jarry/Maxppp
© Sébastien Jarry/Maxppp

Après le feuilleton du grand sapin de la place Kléber, voici la nouvelle saga qui agite Strasbourg en ce début d'année : les magasins du centre-ville seront-ils ouverts ce dimanche pour le premier week-end des soldes ? Les syndicats veilleront à la bonne application de la décision du tribunal.

Par Caroline Moreau

Hier, le tribunal administratif de Strasbourg a suspendu l'autorisation préfectorale autorisant les commerces du centre-ville à une ouverture exceptionnelle pour le premier week-end des soldes d'hiver.

Or ce matin, les Strasbourgeois ont eu la surprise en ouvrant leur quotidien régional de découvrir une pleine page de publicité annonçant cette ouverture exceptionnelle "d'une grande partie des magasins de Strasbourg", avec renforcement du tram et prolongations des Illuminations pour l'occasion.


La pleine page de publicité publiée par les Vitrines de Strasbourg dans les DNA... au lendemain de la suspension de l'autorisation préfectorale. / © DNA
La pleine page de publicité publiée par les Vitrines de Strasbourg dans les DNA... au lendemain de la suspension de l'autorisation préfectorale. / © DNA

Même incompréhension chez les fidèles clients de certains magasins qui recevaient ce vendredi matin des SMS leur annonçant l'ouverture de leur magasin dimanche, avant de recevoir un message de contre-ordre quelques heures plus tard. 

Cette communication a été organisée et mise en place avant la divulgation de la décision du tribunal administratif. Et sert en ce vendredi matin d'argument à l'association des commerçants pour exprimer son mécontentement : ils déplorent que cette interdiction soit prononcée si tard, à 3 jours de la date concernée.

Ouverture en force ?

Certains commerçants seraient-ils tentés de passer outre la décision du tribunal et d'ouvrir malgré tout dimanche ? Les syndicats à l'origine de la saisine du tribunal et donc de l'interdiction d'ouvrir veilleront à ce que la décision de justice soit bien respectée. D'après leurs estimations, à la mi-journée ce vendredi, seuls 10% des petits commerces étaient tentés d'ouvrir, les grands magasins restant finalement portes closes.

Les syndicats surveilleront dimanche

Les syndicats, qui vont saisir l'inspection du travail, annoncent qu'ils seront sur le terrain dimanche matin à 10 heures - heure d'ouverture initialement autorisée par la préfecture - pour des actions de contrôle. Ils menacent d'envoyer les huissiers pour vérifier que les magasins restent bien fermés. En cas d'ouverture, ils prévoient d'engager des poursuites, ce qui pourrait contraindre les commerces à des versements de dommages et intérêts. Pas de jurisprudence en la matière, mais en 2009 des sanctions allant de 2.000 à 250.000 euros avaient été prononcées à l'encontre de commerces qui avaient ouverts pendant la journée de solidarité.
 


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