A Strasbourg, la précarité étudiante gagne du terrain

Les loyers des logements étudiants ont augmenté de 2,69% en un an, selon l'UNEF. / © PHOTOPQR/L'ALSACE
Les loyers des logements étudiants ont augmenté de 2,69% en un an, selon l'UNEF. / © PHOTOPQR/L'ALSACE

Le coût de la vie a augmenté de 2% en un an pour les étudiants en France. A Strasbourg, c’est le coût des transports et des loyers qui est en hausse.

Par Anouk Passelac

Dans son enquête annuelle l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), annonçait en août dernier une hausse de 2,09% du coût de la vie étudiante en France.

A Strasbourg, cette augmentation est de 2,18% selon le syndicat étudiant, en raison d’une augmentation des loyers de 2,69% et des transports de 3,91%.  La ville alsacienne arrive ainsi à la quatrième place des cités étudiantes où le coût de la vie a le plus augmenté.

Cette situation précarise de nombreux étudiants comme Camille, étudiante en design, qui vit avec seulement 200 euros par mois. La jeune fille se rend une à deux fois par mois dans une épicerie sociale et solidaire pour faire ses courses.

Car les étudiants font face à des dépenses importantes pour leurs études : « En fac d’art on nous demande beaucoup. Rien que pour la première année, il y en a au moins pour 500 euros facilement. Après on nous demande d’avoir un ordinateur, donc ça fait de nouveau un coup énorme », détaille Camille.
 

A Strasbourg, la précarité étudiante gagne du terrain
Intervenants : Camille, étudiante / Marie, étudiante / Laurence Chauvigné, responsable du service social au CROUS de Strasbourg. Reportage : Noémie Gaschy, Florence Grandon, Maud Fiorot.

 

459 euros pour un loyer à Strasbourg


Mais la dépense qui pèse le plus dans le budget des étudiants est celle du logement : 459 euros en moyenne pour un loyer à Strasbourg. Marie, d’origine ivoirienne, a connu la galère avant d’obtenir une place en résidence universitaire. : « Quand je suis arrivée, c’est le Secours catholique qui m’a hébergé. Après je dormais chez des étudiants à gauche à droite. », raconte l’étudiante.

Sans revenus, Marie n’a pas encore pu payer ses loyers d’octobre et de novembre. Une précarité qui la conduit à l’échec scolaire. « Je n’arrive pas à me concentrer en cours. Donc ça sert à quoi ? », demande la jeune femme.

Les associations solidaires comme les Restos du cœur et la Banque alimentaire sont débordées. Selon la Croix-Rouge, la part de ses bénéficiaires de moins de 25 ans est passée de 11,9% en 2015 à 13,05% en 2016.
 

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Epernay : un dispositif de sécurité renforcé pour les Habits de Lumières

Près de chez vous

Les + Lus