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Strasbourg: les urgentistes des hôpitaux en grève pour dénoncer “une situation devenue intenable”

Une salle médicalisée du service des urgences du CHU de Strasbourg / © F.Delhomme/MaxPPP
Une salle médicalisée du service des urgences du CHU de Strasbourg / © F.Delhomme/MaxPPP

Après Mulhouse et Altkirch (Haut-Rhin) vendredi 26 avril, ce sont les urgentistes du Nouvel hôpital civil et de Hautepierre à Strasbourg qui ont déposé un préavis de grève. Le mouvement démarre ce lundi 29 avril dès minuit et se poursuivra jusqu'à mardi 8h.

Par Judith Jung

Après trois droits d'alerte depuis le début de l'année 2019 et devant "une situation devenue intenable pour les professionnels de santé des urgences et les patients"; le syndicat Force Ouvrière des HUS et l'Association des médecins urgentistes de France ont déposé un préavis de grève. Le mouvement démarre ce lundi 29 avril à minuit et se poursuivra jusqu'à mardi matin 8h. Des urgentistes seront assignés pour assurer le service.

Neuf personnes bloquées dans les véhicules de secours faute de places
- Christian Prud'homme, secrétaire général de FO HUS-

Dans leur tract, le syndicat dénonce une situation de plus en plus dégradée depuis 2018. Selon lui, la direction et l'ARS Grand Est n'ont pas pris les mesures nécessaires pour permettre aux agents d'exercer leur profession de façon optimale et aux patients d'être pris en charge correctement."Lundi 22 avril, nous avons comptabilisé 250 passages aux urgences du Nouvel hôpital civil et de Hautepierre. Neuf personnes sont restées bloquées dans les véhicules de secours faute de places" nous raconte Christian Prud'homme, secrétaire général de FO HUS.
 Et même si des négociations ont débuté mercredi 25 avril, les propositions faites par la direction ne sont "pas à la hauteur des besoins des équipes des urgences qui n'en peuvent plus. "Nous voulons que le nombre de lits post-urgences soit augmenté pour réussir à gérer les nouveaux patients qui arrivent et nous demandons une revalorisation des salaires", poursuit Christian Prud'homme qui voit de plus en plus de jeunes professionnels de santé fuir les urgences au bout de quelques semaines.

Face au budget de plus en plus serré du Ministère de la santé, la direction est en incapacité de faire quoi que ce soit même si elle partage le constat et le déplore. Le syndicat prévient: si rien ne bouge un deuxième préavis sera déposé pour les prochains jours.

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