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Champagne : tracer les chênes d'Argonne pour affiner les assemblages

Quel peut être l'impact du tonneau en Chêne d'Argonne sur le vin de Champagne ? Le sol a t-il une influence sur le bois et par conséquence sur le goût du vin ? Un vigneron, un agent de l'ONF et un tonnelier de Champagne ont mené une étude de traçabilité pour répondre à ces questions.
C'est l'histoire d'une rencontre.

En goûtant ses vins d'années différentes, élevés dans ses 500 fûts fabriqués par différents tonneliers, le vigneron Claude Giraud a repéré les saveurs du chêne d'Argonne et en particulier celles de la forêt de Châtrices. En rencontrant Camille Gauthier, un célèbre mérandier aujourd'hui à la retraite, l'idée lui est donc venue de mettre en place une traçabilité sur des tonneaux de chêne.

Le projet démarre avec l'ONF en charge de la gestion des forêts d'Argonne et le seul tonnelier de Champagne. Les chênes sont géo-localisés, puis abattus en hiver, numérotés et acheminés à la tonnellerie pour être fendus et transformés en merrain.

Chaque planche est recensée, en fonction de son orientation nord/sud, du diamètre du chêne et de la hauteur du tronc d'arbre. Historiquement, les fûts de Champagne étaient fabriqués avec des bois de la forêt d'Argonne. Des chênes qui poussent lentement en raison du sol si particulier.

Les merrains sont ensuite êtres stockés à l'air au soleil et à la pluie pendant 3 ans avant d'être assemblés et chauffés par le tonnelier. Ainsi Claude Giraud, le vigneron,  pourra connaître très exactement l'origine de ces berceaux en chêne, chargés d'élever pendant quelques mois les jus de la vendange. Avec cette traçabilité, il pourra d'avantage appréhender l'impact de l'origine du chêne sur ses vins de Champagne et affiner encore ses assemblages.

Voir notre reportage dans le JT 19/20 de ce mardi 7 juillet 2015

durée de la vidéo: 02 min 59
Champagne : Affiner les assemblages

 

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