Bulle d'Air

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Châlons-en-Champagne

Nulle part le regard ne peut porter aussi loin que dans la plaine champenoise. 

Par Nathalie Zanzola

Cette immensité sans altitude, ouverte de tous côtés, à peine voilée par d’imperceptibles ondulations, favorise la culture du blé aussi bien que celle du vent. Les seuls reliefs sont l’œuvre de l’homme.

Peut-être est-ce pour rompre la monotonie que ce dernier a dressé tant de clochers dans ses villes, ou au milieu de ses campagnes, comme en témoigne Notre Dame de l’Épine devant laquelle Victor Hugo, un jour où le vent local l’obligeait à tenir son chapeau à deux mains, avait beaucoup de mal à s’expliquer

 cette cathédrale sans ville, sans village, sans hameau 


Châlons-en-Champagne, est une ville de jardins,  de chemins au bord de l’eau, d’allées forestières.
L’absence de côtes sérieuses, de raidillons à couper le souffle et de mauvaises pentes y fait le bonheur du flâneur. La ville s’est donnée de la hauteur, pour ne pas dire de l’éminence, en multipliant les édifices religieux à tours, à clochers, à flèches,  à pinacles.
Mais aussi les constructions profanes, moins vertigineuses, mais tout de même monumentales, comme le cirque, construit à la fin du XIXe siècle et qui abrite le Centre National des Arts du Cirque.

La plaine champenoise a souvent été le théâtre de la grande histoire : de la bataille des champs catalauniques aux guerres de religions, en passant par la première guerre mondiale, et par un épisode de la fuite à Varennes.