Bulle d'Air

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Saint-Dizier et Montier-en-Der

Comme toutes les villes de la planète, Saint-Dizier apparaît de loin comme une nappe uniforme, sans épaisseur, s’écoulant à travers une immensité qui l’absorbe presque entièrement. 

Par Nathalie Zanzola

Les quartiers qui se sont substitués à la plaine et à la forêt en ont conservés des traces, des marques, des souvenirs.
Le vert domine. Il se cultive. Il est retenu. Il est entretenu. Il est contenu dans des géométries qui, mieux que le centre historique et que les architectures remarquables, révèlent un peu l’intimité de la ville,  son esprit et son art de vivre.

Dans ces régions de lacs et de rivières, la forêt, avant de céder sur les limites d’une terre agricole, se multiplie en mille forêts et ruisselle d’un paysage à l’autre et d’une ville à la suivante. Ce qui justifie l’étymologie du mot « Der », signifiant « le chêne » en celte.

Les haras de Montier-en-Der se flattent d’avoir été, depuis l’époque napoléonienne, un des hauts lieux de l’élevage du cheval ardennais dont Jules césar disait qu’il était rustique, dur et infatigable.
Par la suite, le cheval ardennais fut toujours à la hauteur du jugement impérial. Entre autres prouesses, il conduisit Godefroy de Bouillon jusqu’à Jérusalem, lors de la première croisade et ramena les débris de la grande armée lors de la retraite de Russie. Ce qui lui permit d’entrer à la fois dans l’histoire et dans la légende.